They are from Nice !

Disséminée à nouveaux aux quatre coins de la France, que dis-je de l’Europe, la rédaction a pendant quelques jours été dotée du don d’ubiquité. Alors que Jim assurait la permanence rennaise du côté de I’m From Rennes, je me laissais tenter par une des soirées du Festival MaMA à Paris. Sur 2 jours (26-27 octobre) on retrouvait Von Pariahs, Yan Wagner, Lescop et plein d’autres bonnes choses aux quatre coins de la capitale. C’est une soirée Découverte du Printemps de Bourges au O’Sullivans, au pied du Moulin Rouge qui devait recevoir nos faveurs : au programme Hyphen Hyphen, 77 Bombay Street et Christine.

En guise d’amuse-bouche, 77 Bombay Street qui sont apparemment des super-star… en Suisse, avaient ramené 3 ou 4 groupies déchaînées. Ils sont quatre, il sont frères et font de la pop folk rigolote, tout ce que je déteste à première vue. Mais il faut avouer que leur joie de vivre toute suissesse est assez communicative. Un peu fatiguant à la longue tout de même les paroles… “I love Lady Gaga…”.

 

 

Car ceux que je venais voir c’est les Hyphen Hyphen qui me trottent dans la tête depuis leur passage à Rock en Seine l’été dernier. Ils n’ont pas changé d’un poil à mon plus grand bonheur, toujours cette énergie sauvage dès la première chanson. Mais contrairement à une scène de festival à ciel ouvert, la petite salle du O’Sullivans se prête parfaitement à leur furia multicolore. Hyphen Hyphen est l’archétype du groupe de live : peintures tribales, complicité avec le public, mais plus encore ce sont leurs tubes électro-rocks qui prennent une nouvelle dimension. On retiendra tout particulièrement Major Tom, Wild Patterns et Atlas dignes des meilleurs Late of the Pier ou IS TROPICAL. Le jeu de scène est de plus en plus pro, la voix de Santa la chanteuse toujours aussi folle. Le plus réjouissant dans l’affaire: les deux meilleures chansons sont des inédits pas encore enregistrés, qu’ils avaient déjà joué à Rock en Seine. On retournera sûrement les voir avant Noël d’ailleurs. À Nice yavait pas que Quadricolor

(Christine finissait par un DJ set un peu agressif alors mes oreilles étaient encore toute pleine de Nice).