Marbelous Symphony Hall impressive

Dans un sens, parler de musique est une idée quelque peu abstraite – et parfois idiote. Après les très bons Purity Ring hier, voici que Marble nous pond sa 17ème sortie en associant Canblaster et Riton : riche idée de crossover. Le premier ruinant les clubs du monde entier avec Club Cheval et le second se laissant imaginer comme un artiste solo se faisant un peu oublier depuis le succès de Carte Blanche. Maintenant ils peuvent incarner l’avenir. Ne parlons même pas de son artwork, Marble nous avait habitué à de belles covers mais là, c’est une merveille. Il y a les grandes gueules et ceux qui envoient réellement le paquet ; c’est signé Rimo.

Deux tracks, la partie Symphony Hall commencera en jouant petit, mais pourquoi pas en tapant fort d’entrée de jeu. One night Stand pose le mini EP dans le rang des meilleures sorties du label, et il est tout nouveau. De deux choses l’une : L’éponyme premier track s’impose en ôde à l’interactivité des deux loulous, enfin des trois puisque Jay Norton est aussi de la partie avec son fort accent anglais. Ça se fait pas seul un truc comme ça. De petits relans hip-hop 90’s en grooves trap venus d’ailleurs, Symphony Hall c’est tout subtil et tout classe. Je signe direct.

Metal Arrives et le titre est déjà clair. Différent du premier, le track explore tout autre chose en se montrant un peu plus exotique, presque plus pute. On se retrouve coincé, reste à savoir si on danse sur les ruines d’une usine fumante de la vieille Angleterre ou sur Miami Beach, UK et tropical jusqu’aux dernières secondes. Moins consensuel, Riton et Canblaster ont tout de même dû bien se marrer à composer Metal Arrives quand on y entend tous les sons étranges (voire carrément absurdes) qui y figurent. Oui, il y a encore du monde !