“Diva ténébreuse célibataire et stylée…”

On a interviewé Hyphen Hyphen à quelques minutes de leur dernier concert de l’année 2012, à la Ferme du Buisson de Noisiel. Comme c’était vendredi 21, on se demandait encore si ce ne serait pas le dernier concert de tous les temps! On a parlé des Incas, de la différence entre grandiose et grandiloquent, de leurs copains (ex-)Quadricolor… ils nous ont même dit que le nord et la Bretagne c’était mieux que le sud de la France !

 

Chacun peut présenter le membre à sa gauche et dire en quoi il est indispensable dans le groupe ?

Zach : Salut je m’appelle Santa et je chante, je suis indispensable parce que je représente le groupe, je vends hyper bien des CDs et que suis une terrible diva… (rires).

Santa : Salut je suis Lineeeeeuh (rires), je suis une belle brune ténébreuse aux yeux bleus, un peu mystérieuse sur scène. Je fais de la basse, j’ai que quatre cordes c’est plus simple (rires). Indispensable de par ma créativité et mon génie.

Line : Moi je suis Puss, je joue de la guitare terriblement bien, je suis magnifique, je suis terriblement (pas) célibataire (rires) j’ai un super jeu scénique et je compose terriblement bien.

Puss : Moi c’est Zach, je suis indispensable car le groupe a besoin de STYLE.

C’est toi le compositeur Puss ?

Puss : Nan on compose vraiment à quatre, chacun de notre côté et après on se réunit.

Zach : On fait tous des trucs pour des orchestres symphoniques et après on est obligé de le simplifier… (rires)  On a des spécialités, certains sont plus scénario, certains plus rythmes. On joue même rarement nos parties !

Vous venez de Nice ? Tout a commencé là-bas ?

Santa : Tout a démarré à Nice, à la fin du lycée, avec les tremplins régionaux…

Zach : … et malgré une région qui n’aime pas beaucoup le rock’n’roll on a été quand même hyper soutenus, par la ville, le conservatoire, la région, on ne s’y attendait pas… et de fil en aiguille la France et le world!

Puss : Et après les tremplins nationaux, les Inrockslab qui nous ont beaucoup aidé.

Santa : Puis Bourges, le Chorus…

Où est-ce que vous avez enregistré vos Eps ? On n’a pas une image du sud-est très présente sur la nouvelle scène à part Quadricolor.

Santa : On a enregistré une partie de nos morceaux chez nous et une partie dans un studio qui s’appelle La Coccinelle à côté de Saint-Tropez avec notre ingé son.

Line : Ya pas beaucoup de salles…

Santa : Ya trop de soleil surtout, c’est pas possible… C’est pas comme à Rennes ou à Reims!

Puss : Les gens sont vachement moins curieux…

Zach : … pas de public non plus, pas la culture qu’on voit dans le nord où les gens nous disent qu’ils vont voir des concerts toutes les semaines. Sinon ouais, Quadricolor c’est nos potos !

C’est quoi le nom de leur nouveau projet déjà ?

Santa : Je sais pas !

David (le tourneur qui passe par là): C’est pas ******** ?

Santa : C’est un secret ! Faut pas le dire ! (à moi) Tu l’écris je te tue ! (rires). Nan en fait c’est pas vrai, c’est un projet qui s’appelle Griefjoy et qui commence tout juste.

Zach : Ils vont sortir un album là !

 

Vous avez vraiment l’image d’un “groupe de live”, ça vous plait ou vous voulez vous en émanciper ?

Santa : Ça nous plait énormément, toutes nos chansons étaient composées au début pour le live et la scène a vraiment une importance particulière pour nous, on crée un show de plus en plus grandiloquent !

Zach : Ouais l’ambition c’est vraiment les gros trucs bien ‘ricains, grandioses, une grosse machinerie ou tu t’embêtes pas une seule seconde, feu d’artifice à la fin: comme quand tu regardes Transformers…!

Santa : Absolument pas second degré !

Puss : Si on peut allier ça à du bon goût et du fond…

Santa : On adore l’esthétique, l’imagerie qu’on peut apporter à la musique, donc la scène c’est hyper fort, tu peux apporter tellement plus. On est vraiment des personnages devant un public.

 

Quand vous êtes en studio, vous y pensez déjà  ? L’album c’est pour quand d’ailleurs ?

Santa : Avant c’était le cas, moins maintenant, on essaye de s’en émanciper et de composer pour le futur album… On n’a pas encore de date pour la sortie.

Zach : On se dit qu’on aimerait bien commencer à s’y mettre réellement dans l’année et on verra ce qui se passe. Mais après on essaye de se former en tant que producteur.

Line : Pour que ce soit beau !

Zach : …et donc le but c’est de devenir des showmen accomplis et des producteurs internationaux.

Santa : Pas de second degré encore une fois et beaucoup d’humilité.

 

Combien de dates en 2012? C’est votre dernière de l’année ce soir?

Zach : … et peut-être du monde !  C’est à 21h12 que tout s’arrête ?

Puss : Moi on m’a dit 11h ce matin !

Zach : Ah ba c’est grillé alors… (rires). Pfff les Incas…

Line : C’est des Mayas ! (rires)

Santa : Cette année c’était 80 dates ! France, Londres, Belgique, Rome… Ce soir on a deux caméras go-pros pour nous filmer d’ailleurs.

Aux autres

Santa : Pas devant toi la go-pro ça fait trop cliché

Zach : Ouais trop Taratata (rires), nan sur le casque !

Santa : Nan ça c’est horrible… derrière plutôt…

Puss : Ça fait Spliknot…

Zach : Rock en Seine aussi bien sûr, beaucoup de gens nous en parle ! Au début on voyait ça comme une date comme les autres dans les pubs… (rires).

Line : C’était fou… et l’année prochaine Eurockéennes, Solidays, la Réunion, Montréal, les Nuits Botaniques pour nos amis belges…

 

Qu’est-ce qui vous a plus cette année au niveau musical ?

Puss : On a écouté plein de chansons de plein d’artistes…mais des albums en entier pas vraiment.

Zach : Cette année on n’a pas été vraiment marqué par quelque chose en particulier. Ya rien qui nous touche vraiment dans les « tops2012, Best-songs machins ».

Santa : Le dernier Rihanna ?

Puss : Ouais bof… (rires). James Blake c’est le dernier album qui nous a scotché.

Zach : Les derniers singles de Foals. Y’a Phoenix en avril aussi. C’est marrant parce que c’est vraiment les groupes qui nous ont réuni quand on a commencé mais qu’on n’écoute plus vraiment au final… On suit bien tout le hip hop ‘ricain aussi, ça nous influence dans le son, on essaye de piquer des idées un peu partout, même dans les trucs commerciaux. On se dit pas « ah c’est du métal c’est dégueulasse… ».

Santa : Enfin le métal c’est un peu une exception (rires).