Les Transmusicales dont vous êtes le héros

Parce que les Transmusicales sont comme un parcours du combattant et qu’il faut parfois affronter des hordes de groupes inconnus, JNSPUF! vous propose un live report dont VOUS êtes le héros. Have fun.

Jeudi 06 Décembre

Tu te réveilles jeudi 06 décembre frais et dispo, en quête de découvertes musicales. Une ville étrange attire ton attention de par son orthographe hasardeuse et sa réputation étrange. Intrigué par cette ville que l’on nomme Caen, tu décides :

– D’en apprendre plus sur cette charmante bourgade, rends toi en 1.

– De te rendormir et de remettre à plus tard ta découverte de la Normandie, rends toi en 2.

1

Tu es à l’Etage du Liberté.

Tu optes pour la découverte de la scène caennaise avec Greenwood. Voici son avis :

“Clockwork of the Moon: le printemps normand mais avec du soleil en plus.
Permier concert des Transmusicales 2012, mais surtout premier concert d’une après-midi qui sent le calva et le livarot car c’est une trilogie Normande qui nous est proposée. Première ambiance: le pop-folk des Clockwork of the Moon, les Fleet Foxes français dit-on. La chevelure rousse au vent, ils nous enchantent d’une pop pastorale et printanière qui n’a en effet rien a envier à leurs parents d’outre-atlantique. C’est propre et pro.

Bow Low entre le far west et Franz Ferdinand.
Les Bow Low ne sont pas nés de la dernière pluie, ils viennent du bocage du vrai… du far west! C’est un groupe aussi classique qu’intriguant. Car si on regrette parfois leur académisme du type rock-des-années 2000 ou leur côté harmonica-maracas… ils nous surprennent plus d’une fois avec des refrains accrocheurs et sautillants, pas loin de rappeler Franz Ferdinand, en plus brut de décoffrage il faut l’admettre. Ils sont aux sélections du printemps de Bourges ce weekend à St Lo avec Goldwave et les Lanskies. Bow Low c’est un groupe sympa.

La claque Goldwave.
Goldwave
j’adore (voir la critique et l’interview) mais on n’avait jamais vu en live. C’est chose faite et décidément il ne finissent plus de nous étonner. J’avais peur d’un live un peu aseptisé au regard de la production millimétrée de leur EP Night Lights. Les Caennais ont eu la bonne idée de garder sous le pied quelques morceaux beaucoup plus rock en live. Étienne le chanteur à une gueule et une voix de rockstar, Boris le batteur tape sur sa batterie à en casser ses pédales. On regrette juste le petit faux-départ sur 8th of November et la timidité du clavier, dans quelques mois/années ça va faire très mal.”

Tu n’es pas de cet avis ? Ca tombe bien, Cassius y été aussi, tu peux le retrouver en 3.

2

Tu es toujours chez toi.

Il est 14h. Il serait peut être temps de faire quelque chose de ta journée, grosse feignasse ? Tu optes dans un élan d’optimisme pour le Parc Expo (5), ou tu la joues discret et choisis les Bars en Trans pour cette soirée (4).

3

Tu es à l’Etage du Liberté.

Tu retrouves Cassius à l’étage du Liberté et il te raconte ce qu’il a pensé de ce jeudi après midi made in Normandie.

“Les Trans 2012 commencent en beauté et en douceur pour moi avec la pop-folk luxuriante et pastorale des Clockwork of the Moon. Le concert est porté par la voix aérienne du chanteur et les choeurs tout aussi légers du reste du groupe. Chez eux, pas de refrains faciles mais de vraies mélodies à découvrir et apprivoiser. De l’esprit psychédélique dont leur nom fait état, les caennais ont gardé une habileté à créer des atmosphères cosy et cotonneuse marqué par une intransigeance mélodique certaine.

Poursuivre de l’autre côté de l’Atlantique était plutôt aisé grâce à la machine à faire danser le Far-West Bow-Low. Un univers fantasmé et réjouissant proposant non moins qu’une alliance improbable entre le punk funk  façon LCD Soundsystem et l’americana plus sauvage. Les riffs acérés et les rythmiques élastiques génèrent du déhanché à l’Etage du Liberté, normal. Après le rock pour faire danser les filles, le rock pour faire danser les cowboys ?

Dernier concert de l’après midi et non des moindres, les excellents Goldwave. Je ne vais pas faire semblant, j’étais déjà conquis depuis l’écoute de leur fantastique premier EP. Un concert de Goldwave, c’est quand même beaucoup de belles choses. Si on devait résumer, on dirait que Goldwave, c’est The Horrors qui gagnent en profondeur, c’est The Pains Of Being Pure At Heart qui se libèrent (un peu) de leurs complexes, c’est Interpol qui rajeunissent. Les envolées lyriques, les agressions shoegaze, la noirceur minimale, la batterie déchaînée, le mal-être adulescent, l’incroyable final à la limite du nervous breakdown, j’ai tout aimé. Chapeau bas.”

Du coup, tu te dis que ça serait super chouette de suivre Cassius aux Bars en Trans. Tu vas au numéro (4).

4

Tu es aux Bars en Trans.

Tu arrives devant un bar qui annonce Yeti Lane & The Popopopops. Tu restes (6) ou tu pars (9) en quête d’une meilleure programmation.

5

Tu es au Parc Expo.

C’est sûrement très cool mais tu trouves que ça manque quand même vachement des gens de JNSPUF!. Tu décides de rejoindre l’équipe aux Bars en Trans (6) ou de rentrer chez toi (10).

6

Tu es toujours aux Bars en Trans.

Tu prends une bière et te postes devant le Bar’hic en attendant le début de Yeti Lane. Jim fait des blagues. Tu rigoles ? Tu peux aller en (7). Si tu le regardes d’un air dépité, tu ferais mieux de rejoindre Cassius en (8), c’est plus sérieux.

7

Tu es toujours aux Bars en Trans.

Tu restes avec Jim pendant la soirée et comme il est sympa, il te raconte sa soirée.

Je ne suis pas convaincu par Yeti Lane, je trouve que cela manque d’originalité malgré le trop plein d’effets. Les Popopopops font un set honorable, fun et détendu en motivant le public avec ce mélange de taquinerie et de bienveillance dont ils ont la clé. Le public a un petit peu de mal à suivre, le bar n’était pas fait pour accueillir cette importance…

8

Tu es toujours aux Bars en Trans.

Tu rejoins Cassius et après avoir essayé de te faire payer une bière, il te raconte pourquoi il a beaucoup aimé les deux concerts du Bar’hic. Naturellement, tu es d’accord avec lui sur l’incroyable concert de Yeti Lane, et tu dénigres volontiers Jim qui ne comprend décidément rien à rien.

J’ai choisi d’assister au concert de Yeti Lane et des Popopopops au Bar’hic. La collection de chansons parfaites de Yeti Lane, alliant guitares cradingues et synthés analogiques se retrouvait transposé dans un espace plus réduit qu’une chambre universitaire, ce qui d’un point de vue purement matériel était tout bonnement hallucinant. La prouesse accomplie pour parvenir à recréer l’atmosphère perfectionniste du disque dans un si petit espace mérite d’être saluée. Et s’il est vrai que ce type de musique se prête peu à du headbanging ou du jump around (soyons honnête), j’ai beaucoup apprécié les rêveries mélancoliques et mélodiques qu’orchestraient savamment les deux musiciens. Et les 8 claviers, 7 pédales, trois séquenceurs, etc.

Les Popopopops ont proposé un avant goût de leur album à paraître l’année prochaine et ont joué les derniers titres de leur nouvel EP paru récemment. On a retenu une énergie folle (la routine pour les Rennais jouant à domicile), des titres hip-hop convaincants, des guitares qui claquent, et une ambiance à la fois new wave et pop minimale. Ce n’était pas gagné, mais les Popopopops semblent avoir enfin trouvé leur voie plutôt étroite au croisement de Foals, The Whitest Boy Alive et NTM.

Tu es d’accord avec lui, vous buvez des bières, puis tu décides d’aller dormir. Sage décision. Rends toi en 10.

9

Tu es aux Bars en Trans.

Comme tu as choisi de trouver un autre bar et d’autres groupes à voir, tu arpentes nécessairement les différents bars rennais à la recherche d’un endroit qui ne soit PAS plein. Un peu comme Greenwood en fait que tu croises au hasard dans la Rue de Saint Malo. Tu l’écoutes se plaindre un peu puis tu décides d’aller voir toi aussi Saint-Michel et FI/SHE/S au Déjazey.

Saint-Michel en Bretagne, c’est pas ça…
Ma seule soirée des Bars en Trans’ devait être réservée à Yeti Lane et aux Popopopops mais comme c’était plein je suis allé voir Granville et Aline mais comme c’était plein je suis arrivé au Déjazey pour SaintMichel et FI.SHE.S deux groupes de région parisienne. Les Saint-Michel viennent de Versailles et ça se voit… Ils transpirent la petite bourgeoisie du 78, croulent sous le matos, ils se perdent dans toutes leurs boites et pédales… N’est pas Phoenix qui veut, leurs refrains ne prennent que trop rarement.

FI/SHE/S en construction
Après la banlieue chicos c’est le 77 qui prend le pouvoir avec un groupe qui essaye d’être parisien à tout prix, dans le look, dans le verbe… On retient du math-rock un peu foufou à la Foals et surtout une belle reprise de Nightcall de Kavinsky qui me trotte dans la tête depuis un bon moment. Du potentiel pas encore très bien exploité.

10

Tu es chez toi.

Tu prends un repos bien mérité. Puis, tu te réveilles, et là c’est vendredi.

Vendredi 07 Décembre

Alors qu’un nouveau jour se lève sur Rennes et sa gueule de bois, tu décides de suivre Cassius (11), Jim (12) ou Greenwood (13). Ils sont tous au même endroit de toute manière.

11

Tu es à l’Etage du Liberté.

Aidé par son 1m94, tu retrouves facilement Cassius au premier rang de l’Etage du Liberté. Il te raconte encore sa vie :

Pour ouvrir le deuxième jour des Transmusicales, j’ai choisi (conseillé par Jim et Youtube) d’opter pour Pégase. Comme beaucoup de gens, je suis ressorti enchanté et fasciné par la performance du Nantais et de son groupe qui réalisent quelque chose de très difficile : de la pop-rock lyrique non-kitsch. On est emporté par un tourbillon puissant, fantastique et onirique.

O Safari a ensuite fait ce qu’ils savaient faire de mieux : faire danser façon années 80 sur des tubes chantés en français. Une petite reprise de Sébastien Tellier (je crois), une autre de Jacques Dutronc, et une collection de chansons très chouettes.

Tu n’es pas d’accord, et tu te dis que Greenwood ne doit pas l’être non plus. Tu peux aller en 13.

Tu es d’accord, tu le suis au Parc Expo (16).

12

Tu es à l’Etage du Liberté.

Jim est à l’Etage également et il te raconte ce qu’il pense des concerts. Tu commences à avoir l’habitude, alors tu fais oui oui avec la tête.

“C’est le point fort de mes Trans, mon petit jour de plaisir. Pegase et O Safari à la suite. Pegase s’entoure de bons musiciens, le concert est puissant et tient une aura tangible et emplie de charisme. Un enchaînement onirique quasi imparable. Le point négatif (et encore, pesons nos mots) reste la fin des morceaux, toujours tentés d’envoyer et de faire trembler les murs, Pegase est un univers très beau et singulier et je ne voudrais pas voir ceci basculer sur du M83. Très belle présence. Arrivent les O Safari et ce sera mon meilleur concert des Trans, je persiste et signe. Les poings levés, une instru à en faire tomber et non plus trembler les murs tout en gardant cette candeur inaccessible. Je ne peux pas rester pour la suite, et je n’ai vraiment pas aimé l’EP des We Are Van Peebles.”

Tu es carrément d’accord au final et tu décides de le suivre le soir. Rends toi en 14.

13

Tu es à l’Etage du Liberté.

Tu y retrouves Greenwood qui décidément est un peu difficile à convaincre.

Pegase mouais mouais.
Deuxième jour à l’Étage du Liberté où c’est toujours aussi gratuit. Tout d’abord Pegase, gros coup de coeur de Jim, alors je suis allé voir. C’est plutôt élaboré et assez intéressant… quoique dur de se faire un avis sur un premier live. Dans tous les cas, l’electro aérienne souvent, souterraine par moment du Nantais est assez inégale, on sombre parfois dans le mauvais goût. Un peu du sous-Juveniles dans le même genre. L’ombre d’un doute cependant sur une reprise/plagiat de All My friends de LCD Soundsystem sur un morceau…

O’Safari remplit son office.
C’était la deuxième fois que je voyais les rennais en très peu de temps. Et ils remplissent toujours leur rôle de gentil groupe français d’électro, dans le même genre que La Femme. Velours trop court, chemise boutonnée jusqu’en haut, synthé à tout-va, des tubes à foison il faut bien le reconnaître, difficile de ne pas sautiller. Bémol une nouvelle fois sur un gros plagiat de Roche de Sébastien Tellier: quand dans une chansons on retrouve “je rêve de l’été en janvier”, “le soleil sur ta peau”, “rochers” j’en passe et les meilleurs… On les aime bien quand même.

Il t’explique ensuite qu’il ne compte pas aller au Parc Expo et ceci pour pleins de raisons que tu ne suis pas forcément. Tu ne l’écoutes pas et tu vas en 16.

14

Tu es chez Jim.

En fait, Jim a partiel le samedi, et donc il rentre chez lui pour dormir. Tu as perdu. Mais si tu veux, tu peux retenter ta chance en allant en 16. Ou alors tu peux écouter ses explications.

“J’en pleure encore mais je n’étais pas au Parc expo, réveil traître du samedi matin oblige… Je rate une interview de Petite Noir pour cette fois, mais surtout je manque le passage des Von Pariahs, qui était l’un de mes plus grosses attentes du festival. Je passe mon temps à le regarder sur Arte en alignant les mouchoirs depuis. Leur album ne tardera pas, et même si je m’assagis (comment ça j’aime plus le rock ?!) ces Von Pariahs sont une de mes plus grosses attentes de 2013. Le rock qu’ils incarnent est le plus beau, il est sincère.”

16

Tu es au Parc Expo.

Tu profites des concerts, et sur le chemin du retour plutôt très très très trèèèès long en navette, Cassius en profite pour te raconter sa soirée. Tu l’écoutes, tu n’as pas trop le choix, le bus est bondé et tu ne peux pas t’enfuir.

“C’était ensuite l’heure de tâter le terrain des Transmusicales où tant de choses belles/étranges/sales se sont produites. Le premier concert de la soirée pour moi fut les Américains prometteurs de MSMR, dont la chanteuse fait étrangement penser à une sorte de Lana Del Rey ayant retrouvé un peu d’indie cred. Le concert était loin d’être parfait (le groupe n’est pas franchement charismatique malgré quelques fulgurances), mais on ressort quand même un peu intrigué par cet ensemble hip-pop vintage. Affaire à suivre.

Pour la suite, la tête d’affiche de la soirée, le Zoom Project de Rachid Taha. On parle souvent sur ces mêmes pages de mélange de genre, de groupes qui fusionnent, innovent et inventent mais on garde toujours une perspective très européenne et autocentrée en oubliant qu’un mélange des genres peut se nourrir autant du raï que du punk. Ce concert avait le mérite de le rappeler. Le nouvel album présenté (Zoom Project, donc) fait encore état de l’intarissable soif de découvrir et d’expérimenter de Rachid Taha et montre également qu’il n’a toujours pas perdu de son énergie communicative. Pour ce qui est des singles plus connus, Ya Rayah, single fantastique ou Rock El Casbah (fameuse et excellente reprise des Clash), morceaux avec lesquels j’ai grandi, nécessitaient forcément de verser une petite larme de nostalgie.

Un bout de concert de Phoebe Jean entraperçu (pas mal de ce que j’en ai vu), et me voici déjà à trépigner d’impatience à l’attente de Von Pariahs, groupe nantais dont nous avions déjà parlé là. Le moins que l’on puisse dire c’est que leur concert était à la hauteur de leur excellente réputation en la matière. Ils assurent un rock festif et énergique qui n’hésite pas à plonger dans la coldwave pour mieux en ressortir des mélodies lumineuses. En plus, voir Someone New en live, c’est quand même un sacré truc.

Après les Von Pariahs, autre grosse attente de la soirée, les Néerlandais de Birth of Joy, dont le dernier album avait quand même une puissance incroyable. Le live révèle une influence qu’on n’avait pas spécialement remarqué à la première écoute : un côté Wolfmother que le charisme du chanteur-guitariste accentue. Nul doute à mes yeux, l’un des meilleurs concerts de la soirée. Le concert parfait porté par des riffs acérés, un orgue fou et une batterie puissante. Efficace et carré.

Et parce que vendredi c’est folie, la soirée s’est achevée pour moi avec la dernière grosse attente de la soirée, les parisiens de Sarah W. Papsun qui réinvente le math-rock d’inspiration oxfordienne. Ils ont livré un set dansant et réglé au millimètre d’une puissance épique. Ils assurent une cohérence générale en reprenant vieux titres et nouveaux dans un maelström organisé où les gimmicks de guitare servent de pièces d’un gigantesque puzzle. Fantastique.”

Tu t’endors finalement et soudain c’est samedi.

Samedi 08 Décembre

Tu te réveilles (difficilement, ça fait quand même 2 jours que tu bois des bières et que tu te couches tard, pfiou). Il est 14h, tu choisis d’aller à l’Etage. Rends toi en 17.Ou alors tu attends le Parc Expo, et tu te rends en 18.

17

Tu es à l’Etage du Liberté.

Greenwood aussi. Il te tient compagnie pendant le live de Gomina et forcément il ne peut pas résister, il te vante les mérites des caennais.

Gomina le nouveau meilleur groupe de Normandie, de France, que dis-je du monde.
J’avais découvert Gomina quelques semaines auparavant à l’Ubu avec ce genre de live où tu regrettes de ne pas connaître les chansons tant cela semble génial. Et bien cette fois je connaissais tout par coeur… Du coup bien évidemment: meilleur live des Transmusicales. Gomina c’est une alliance entre Le psychélisme de Tame Impala et la folie de Animal Collective. Pas de guitare, une basse acérée, un batteur-chanteur: c’est très très impressionnant. La révélation française de l’année à coup sûr pour moi! On attend l’album pour 2013 en espérant qu’ils introduisent la folie qu’ils ont en live sur leur LP. On espère les avoir en interview très vite.

Si tu choisis ensuite d’aller te recoucher puis d’aller au Parc Expo, va en 18. Si tu préfères te laisser tenter par un before electro stylé et approuvé par Jim, rends toi en 19.

18

Tu es au Parc Expo.

Tu commences à être habitué, et tu navigues à l’aise entre le bar à eau, le stand du Mouv’ et les stands de pizza. Forcément tu y retrouves Cassius et Greenwood. Ils te racontent ce qu’ils ont pensé des concerts.

Le petit génie Superpoze
On attendait le petit génie caennais comme le messie… Tout seul avec son Macbook il remplit un Hall9 glacial en 10 minutes et dès 21h lance la soirée à merveille. Dans le registre beat-making c’est une sacrée prouesse, un habile mélange de trip-hop et d’abstract hip-hop tout en délicatesse. Mention spéciale au remix de Snow de Goldwave.

Melody’s Echo Chamber, raté c’est dommage.
On l’a vu sortir de scène mais c’est tout… on a pas eu de Bisous Magiques

Black Strobe à moitié pas bien.
Mais donc aussi à moitié bien! Une première partie très dance digne de James Murphy et après on les a perdu sous des guitares de mauvais goût et des lance-flammes moches.

UZ c’est un modèle d’avion?
UZ ça vaut pas U2 et c’est pas flatteur.

La déflagration TNGHT
La grosse claque de la soirée à coup sûr. C’est ceux que j’attendais le plus tant leur EP tourne en boucle dans mes écouteurs depuis cet été. La traduction live est impressionnante, déflagration dubstep ultra-puissante, enivrante. Ils font danser tout le monde, quoique par moment on ne sait plus trop bien qui danse et qui tremble au son des basses des deux DJs. Un bon final.

19

Et oui ! JNSPUF! a fait un before avant d’aller au Parc expo, on avait organisé chez un copain des DJ sets avec des amis venus de partout. Basile et son Jetable était avec nous et a fait n’importe quoi comme toujours (il a entamé un combat de catch avec un clochard le soir avant, c’est dire), les Mad Of Gang ont mixé et Loïg de VICE aussi. Il nous a sorti des merveilles – dont lui seul a le secret – comme I Wanna Be Your Lobster (juste au dessus) et un immense pogo a ruiné l’appartement sur 6 to 6 Lick de Blawan, grand moment… On les retrouvera à Astropolis Hiver accompagnés de Bambounou et French Fries. Quentin et Loo de Mad Of Gang ont fait des acrobaties dans le jardin aussi.

Tu as participé au pogo du before et tu suis Jim au Parc Expo du coup. Rends toi en 20.

20

Tu es au Parc Expo.

Une fois les bières et le peu de nourriture digérés, on s’envole pour les grands halls du Parc. Nous croisons les Von Pariahs en direct sur Fip le temps d’un morceau : je suis déjà un peu moins triste de les avoir ratés, surtout que sans vouloir dénoncer il y a les Popopopops qui dansent et scandent haut et fort les morceaux juste derrière moi. Je perds mon accolyte de VICE et je me retrouve devant Black Strobe… tristesse et incompréhension. Des sons de guitares lyophilisés, peut-être les plus laids que j’ai subis de ma vie. Arnaud Rebotini ne danse même pas en rythme et aligne tous les clichés possibles et imbuvables du rock, il y a même des flammes sans compter que les morceaux sont identiques les uns aux autres. N’est pas Rammstein qui veut… Je préfère – et encore – Arnaud Rebotini en solo devant ses claviers (on le voit le 28 au Phenüm 3irthday) mais cette fois ça ne passe pas, ce pseudo-blues/rock n’est vraiment pas digeste du tout. Je m’enfuis. UZ le suit, je ne suis pas totalement convaincu de sa trap mais c’est déjà beaucoup mieux, on est malgré nous dans l’attente impatiente du duo TNGHT. Voilà, Lunice et Hudson Mohawke, réunis sous le même drapeau. Ça, c’est sincère et ça envoie tout ce qu’il est possible d’envoyer. Un moment lumineux me permet de me retourner et de voir un Hall 9 retourné, un hall dont même le dernier inconnu en haut du dernier gradin danse. Sourire. Nous emportons Basile au live de Hot Panda mais là encore je retombe : peu de personnalité et une distortion criarde ne font pas tout, d’ailleurs Basile est parti. Je passe voir Compuphonic brièvement et la fin des Trans s’annonce déjà pour moi, bien trop rapide et ratant au passage Skip&Die ou Spitzer, au choix. Rendez-vous l’année prochaine avec encore plus de copains, et cette fois on arrivera à se voir mon petit Nico Prat.

One thought on “Les Transmusicales dont vous êtes le héros

  1. Vendredi soir : Mais où sont donc passés Maya Jane Coles (une des valeurs les plus prometteuses de la techno), Villanova, Barnt et autre Jupiter? O_o

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