Life in Orgue Hammond

L’année 2012 aura été riche en revival réussi. Après l’excellent Lonerism de Tame Impala qui ressuscitait le psychédélisme 60s et 70s, il était tout naturel de mentionner également les Néerlandais de Birth Of Joy qui ressuscitent eux un rock blues et psyché survitaminé.

Réunissant dans un même effort le garage furieux de The Horrors période Strange House, les esprits psychédéliques de The Doors et les références au stoner de Queens of the Stone Age, les trois néerlandais signent avec Life In Babalou une collection de titres d’une qualité tout simplement incroyable.

Qu’il s’agisse de jouer des riffs à faire trembler le sol (Not Much Time To Lose, No Big Day Out) ou d’improviser à loisir (Magic et Envy), la guitare de Kevin Stunnenberg et l’orgue de Gertjan Gutmanse créent des mélodies entêtantes et hypnotiques. Il semble difficile d’imaginer un power trio portant mieux ce nom.

Parmi les meilleurs moments de l’album, on peut retenir le riff heavy et funky de Fat Fish, l’ode au stoner Devil’s Paradise ou encore le tube surpuissant Know Where To Run.

De la même manière que les sus-mentionnés Tame Impala, Birth Of Joy parvient non seulement à ressusciter l’esprit du rock psychédélique des années 60 mais parvient surtout à le moderniser en dépoussiérant ce répertoire devenu sans doute un peu trop passéiste (c’était mieux avant, blablabla). Il y aura du headbanging aux Transmusicales, on vous le dit.