On a infiltré ClekClekBoom… CCB008 et interview de Jean Nipon

Il est la nouvelle recrue du label ClekClekBoom et c’est un DJ français qu’on affectionne parfois : nous parlons bien entendu de Jean Nipon. Le label parisien se nourrissant exclusivement de poulets et qui compte dans ses rangs French Fries, Coni, The BooBambounou, The Town, Ministre X (que nous remercions au passage pour son accueil), Manaré ou encore Chaos in the CBD pour la sortie la plus récente. L’avenir se dessine trait à trait et voit Jean Nipon les rejoindre, où iront-ils ? Quelle sera la limite ? On a décidé de les contacter alors, ayant eu écho de l’arrivée du petit dernier. ClekClekBoom nous accueilli à bras ouverts et voici que nous revenons avec une interview de Jean Nipon.

Son dernier EP, qui signe la 8ème release de la maison de disques parisienne [CCB008] se nomme Put It In The Trunk et fait la part belle aux BPM d’attaque. Trois tracks, il n’en fallait ni plus ni moins pour arriver à nos oreilles et peut-être bien nous convaincre alors que nous étions mitigés sur d’anciennes sorties. L’éponyme est vif et rentre dans l’esprit rapidement, l’efficacité se dévoile. Le track du centre, Black Things On Desk est quelque peu sombre et vicieuse, des vocaux qui se mêlent et des changements de partout. On finit sur une note plus suggestive avec 35 Thieves qui s’insère dans l’esprit (du moins, on suppose) de ClekClekBoom. Vous l’avez remarqué de vos propres yeux, les artworks sont toujours aussi sobres et puissants visuellement. Quoiqu’on en entende, ces mecs font ce qu’ils veulent et on espère que ça continuera sur cette voie, c’est tout le mal qu’on leur souhaite.

On vous laisse avec notre entrevue, bienvenue à Jean Nipon.

Bon, c’est quoi le premier truc que tu te dis en pensant que tu vas devoir répondre à mes questions ?

Je me dis que c’est dommage que tu ne sois pas une fille !

Tu peux te décrire rapidement en quelques mots pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas ? 
Élevé en plain air et au grain, j’ai appartenu à plusieurs cheptels de grandes races et là je débarque dans l’écurie ClekClekBoom où on aime les animaux et la basse.
Jean Nipon en trois dates importantes, ça donnerait quoi ? 
1988 l’année de ma naissance, le 11 septembre 2001, l’année où je me suis rendu compte que tout était horriblement possible dans le monde. Sinon 15 décembre 2012, mon maxi qui sort possiblement dans le monde entier.
Tu viens d’arriver sur le label ClekClekBoom, je ne peux pas dire pourquoi mais ça m’a assez surpris, comment cela s’est fait ? 
Avec les membres du label on partage une même obssession pour la musique de club ghetto avec des subs imposantes, comme je ne voulais plus faire de morceaux disons bruyant et plutôt médium dans l’aspect sonore, je trouvais ça bien d’arriver dans un label où l’on essaye de faire des morceaux vraiment physiques, des morceaux pas forcément bourrins mais qui t’enveloppent de manière organique. Et la basse dans le son est le meilleur moyen d’y parvenir tout en se débarrassant des gimmicks clichés qui sont un peu partout dans la techno ou la house actuelle. Surtout des producteurs comme French Fries ou Bambounou on ne peut que les admirer, ils n’ont que 11 et 13 ans !
Tu suivais déjà le label avant ton arrivée ? Il y a des choses que tu aimes tout particulièrement ?
Oui ce sont des amis, French Fries, Ministre X, The Town ou encore Manare on se connait tous depuis des années, c’est pour moi le meilleur label français avec Sound Pellegrino ou Marble. c’est un label qui veut avancer et experimenter.
Ton EP Put It In The Trunk en est la 8ème release, tu peux nous en parler un peu plus ? Comment l’as-tu composé ? Dans quel état d’esprit ?
L’ensemble est surtout basé sur la recherche : comment tu mélanges une fréquence qui normalement ne va pas avec une autre, comment trouver des sons étranges tout en restant dans une optique de musique de club enfin, certains clubs. Je suis obsédé par l’idée de trouver des nouvelles idées rythmiques et surtout maintenant je me lâche complétement,  j’ai une nature assez flemmarde et c’est la première fois que je sue du sang pour terminer un maxi.
Qu’est-ce que tu as voulu transmettre et dévoiler au travers des ces trois tracks ? 

Je voulais faire des morceaux chaud/froid, quelque chose de synthétique balancé par des bouts de voix un peu plus humains et chaleureux. Enfin à la différence de mon maxi précédent inspiré des divas du r’n’b, là on rentre plus dans un univers autiste, mais bon les autistes sont sympas regarde Rain man (rires, ndlr) !

Selon toi, quel pourrait être le prochain artiste intéressant à intégrer ClekClekBoom ? Si tu as une révélation à nous faire, ou une belle suggestion, c’est maintenant mec ! 
Il ya un groupuscule techno assez incroyable qui ne devrait pas tarder à montrer des choses…. à suivre.

Hein hein. Où est-ce que tu vois dans 5 ans ?

Mort (direct, ndlr).

Voici venue la question du bonus time : est-ce que tu aimes le poulet autant que semblent l’adorer French Fries et Bambounou ?

Le poulet est magique, c’est la seule viande que tu peux manger quand tu fais un régime : c’est une invention fantastique. Tu as raté l’anniversaire de French Fries où on avait ramené le maximum de poulets différents ! Il y avait une dizaine de pays sur la table, inconcevable !

Un track à nous faire découvrir ? Quelque chose de pas connu, pour la découverte.

Écoutez Arthur Russell,  vous aimerez pas maintenant mais dans 10 ans oui.

Le mot de la fin pour notre petit webzine JNSPUF ? 

Sois une fille.