Orbiting de Bambounou : rendez-vous sur la Lune

2013 va bientôt pointer le bout de son nez et les sorties commencent à se diluer, de peur d’être perdues dans une période de l’année où tout le monde s’affaire au passé ou à regarder vers l’année qui arrive. Nous aussi. Dans tout ça, il y a eu une grosse sortie sur le label 50weapons : la bombe Orbiting du jeune Jérémy Guindo, aka Bambounou (22 ans). Un nom improbable pour ce parisien qui s’attaque à la musique organique (cf. son EP Cobe) et notamment au sein de ClekClekBoom avec ses petits copains.  Et voici, discrètement attendu, le constat de la bonne musique électronique de 2012, artiste ayant tout compris options kicks organiques détrempés et puissance viscérale. Un revers du coude dans le monde de la techno 2.0 à coup de basses, de grosses basses, de colossales et gigantesques basses amoindrissantes. L’intro Hyper tabasse, mais écoutez Off The Motion, ça se joue avec les tripes :

Data démonte absolument tout tout tout, Mass était déjà présente sur l’EP Cobe et l’entièreté de l’objet demeure suprenante et originale. Il y a un certain French Fries qui est invité sur le titre Let Me Get, le déluge. Je n’ose même pas évoquer Alpha qui envoie l’album sur un véritable trône au détour d’un bras de fer dantesque. Mais, le disque est plutôt accessible – j’entends par là qu’il le serait peut-être pour quelqu’un qui n’est pas habitué à ce genre de sons. Et c’est une super bonne nouvelle. Quelque chose de sommairement spatial traîne sur tous les tracks de l’album, The Great Escape par exemple. On se croirait embarqué dans une DeLorean avec Marty dans le coffre. Nous l’avons raté de peu à Lyon, on se croisera à Astropolis Hiver #18.5 en compagnie de French Fries et des Mad Of Gang VS. Pierre (à suivre sur JNSPUF!), j’ai déjà les subs qui frisent mes tympans. C’est quand tu veux Bambounou.