Top 2012 – Les 10 albums de l’année.

Cette année, place à la à la cohérence, au consensus, à la clarté. Après des débats passionnés, nous sommes parvenus à rassembler les dix albums qui ont fait l’année de JNSPUF! Ce n’est pas une compilation des albums préférés de chacun d’entre nous, c’est plutôt objectivement ce qui nous a collectivement marqué. Après cet effort surhumain, nous avons décidé à l’unanimité de ne pas classer ces 10 albums, n’en demandons pas trop.

Par soucis d’exhaustivité et pour ménager nos égos débordants vous retrouvez en fin d’article quelques conseils supplémentaires plus individualisés.

Voilà donc ce que JNSPUF! retiendra de l’année 2012.

 

MERMONTE – MERMONTE (voir ici)
On les a interviewés dès le début et c’est une vraie fierté. L’album le plus convaincant de la scène montante rennaise. Mélodies, mélange ingénieux de pop et de musique orchestrale, batteries puissantes, guitares à tomber par terre surplombées par un rare chant bilingue. Et du live ! Du très grand live majestueux et pas pompeux. Un grand disque qui passera à la postérité. Le grand chelem 2012 (Inrocks, Vieilles Charrues, Transmusicales) est un cadeau mérité. Deuxième album pour fin 2013?

CLOUD NOTHINGS – ATTACK ON MEMORY (voir ici)
Binaire, basique, brillant. On ne se lasse pas d’écouter le second album des Américains. La formule est simple, efficace et bordélique à souhait. La production est réduite au minimum. Ni plus ni moins qu’une bande d’adulescent aux cheveux gras… qui irradient une puissance incroyable. Le résultat : une pop-punk d’inspiration grunge sortie des 1990ies. On ne les considère plus vraiment pareil depuis un live-total incroyable avec solo de guitare de 25 minutes. Ces gars-là ont quelque chose en plus.

GRIZZLY BEAR – SHIELDS (voir ici)
Avec leur troisième album, les Américains de Grizzly Bear parviennent à se libérer du côté parfois trop maniéré et pointilleux des albums précédents pour délier les mélodies complexes. Guitares découpées, spectrales ou tournoyantes, batterie métronomique ou opulente, voix rude ou choeurs chatoyants, Shields soigne les contrastes et offre au groupe un manifeste d’orfèvrerie pop.

HOT CHIP – IN OUR HEADS (voir ici)
Toujours plus pop, toujours moins électro, mais à coup sûr plus soft, plus abouti, peut être aussi plus fou. Difficile de synthétiser cette impression, tout comme il est difficile de comprendre comment les chansons de In our Heads apparaissent si facile à écouter et évidentes malgré des structures toujours plus complexes. Un groove en béton armé, des machines discos imparables et surtout la confirmation que Hot Chip joue dans la cours des très grands désormais.

TAME IMPALA – LONERISM (voir ici)
On avait beaucoup aimé le premier album des Australiens de Perth (voir ici), on a adoré le deuxième, plus fou, plus planant. Toujours coincés pour notre plus grand ravissement dans les 60’s, Lonerism est une tornade réconfortante, pleine de digressions psychédéliques interminables. Une envolée permanente de flamants roses, rêvés, allongé dans les Tuileries les yeux à demi clos, un road-trip couleur sépia. Une voix se perd dans des nuages couleur ocre, derrière une muraille de nappes triomphantes…

DJANGO DJANGO – DJANGO DJANGO (voir ici)
Un fantastique album où la pop psychédélique croise les références de world music et le funk lo-fi. Un mélange improbable mais irrésistible lorsque les Ecossais dégainent leurs singles habilement troussés avec un côté décalé et presque bancal.  Un joyeux bazar euphorique.

JOHN TALABOT – ƒIN (voir ici)
Premier album du producteur barcelonais John Talabot, ƒin est surtout un condensé d’influences hétéroclites broyées et digérées. Crépusculaire, anxiogène, d’une profondeur assez malsaine, ce bricolage atteint le pari osé de se révéler peu à peu enivrant et dance. Glaçant plus que glacial, ƒin est marqué par les claviers 80′s d’une new wave froide. Amateurs de post-dubstep, new-wave, electro, pop psychédélique (+ tous les autres), jetez-vous sans hésiter sur cet album si ce n’est pas déjà fait, il s’écoute sans ƒin.

TOTALLY ENORMOUS EXTINCT DINOSAURS – TROUBLE
Pour tout plein de mauvaises raisons, on a très peu mentionné l’excellent album de Totally Enormous Extinct Dinosaurs, petite synthèse parfaite de house moderne, de techno créative, et de pop maligne. En bon virtuose des platines, l’Anglais a réussi sur son premier album le petit exploit de créer une musique électronique à la fois très marquée et totalement libre. On espère qu’il ne subira pas le même sort que les dinosaures.

ALT-J – AN AWESOME WAVE (voir ici)
Sans doute l’album le plus fascinant que l’on a pu écouter cette année, l’album d’Alt-J met (presque) tout le monde d’accord sans que l’on puisse leur reprocher leur absence de parti pris. Inscrits dans la longue lignée des groupes anglais qui imposent leur pop comme une évidence, les quatre jeunes Anglais ont pris leur temps pour construire un album minutieux, travaillé et aérien.

 

 BRETON – OTHER PEOPLE’S PROBLEMS (voir ici et )
Premier album du collectif londonien dont on avait sans doute le plus anticipé la sortie, Other People’s Problems est beau car incomplet. Il n’explore qu’un dixième des pistes que les Anglais disséminent tout au long de l’album dans l’attente d’un deuxième album. Mais même en ne devant se contenter que de la partie émergée de l’iceberg, on aurait déjà une excellente collection de chansons à l’ambiance rêche, froide et très addictive. On les aime donc pour leur potentiel mais aussi pour Wood & Plastic, Edward The Confessor, Governing Correctly, etc.

Ceux qui n’ont pas fait consensus mais qu’on vous conseille vivement d’écouter également :

Greenwood : ChromaticsAnimal Collective, Four Tet, Benjamin BiolayBeach House, Lotus Plaza, Purity RingTwin Shadow, Wild Nothing.

Jim : Para One, DIIV, Melody’s Echo Chamber, Matthias Zimmermann, Rone, Bambounou.

Cassius : The Bewitched HandsThe WalkmenQualité MotelEgyptologyEdward Sharpe & The Magnetic ZerosHere We Go MagicYeti LaneBaden Baden.