Wearing Glasses : du hip hop, des mots, des pizzas

Le jeune DJ Loïc Moussant aka Wearing Glasses, 23 ans au compteur et une vie parisienne bien entamée, s’est rendu à nous préparer une mixtape courte mais racée et a répondu à notre interrogatoire surprise. Vous ne le connaissez pas encore et son monde oscille entre le hip hop dont il dit tirer 50% de sa culture et la trap, la house et les électroniques denses et sautillantes, imprévisibles. Son EP Lego/Rolex était cool et on l’avait découvert avec ça. Ici l’univers techno s’éloigne à pas feutrés. Lille était son berceau mais il semble décidé à aller plus et décrocher de nouvelles personnes, après joué au Batofar il y a peu. Ses projets se portent bien, il les défend chez nous suivi d’un mix exclusif JNSPUF! de ses Pizza Tapes. Ambitieux et parfois blafard, rencontre avec un DJ qui nous a plu : Wearing Glasses. Bon appétit bien sûr !

Tu peux te présenter rapidement pour JNSPUF ? Les débuts, où quand comment pourquoi. Et puis, donne nous ton pire défaut.

Salut et merci à vous ! Je m’appelle Loïc, j’ai 23 ans, j’habite en région Parisienne et je suis un gros flemmard. Malgré cela , je produis de la musique d’ascenseur sous le nom de Wearing Glasses depuis déjà 3 ans.

Comment es-tu arrivé à la musique électronique ? Ton parcours musical ? 

Mon parcours n’est pas plus original que celui d’un autre producteur de musique électronique. J’ai eu la chance d’avoir un père accro aux jeux vidéo, donc j’étais le genre de gosse assez gâté de ce côté là. Et le hasard a fait qu’un jour il m’a offert un jeu de PS1 qui répond au nom de MUSIC. Ça a été le déclic ! Il consistait à assembler des samples pour créer tes propres morceaux, une sorte de logiciel de MAO (musique assistée par ordinateur, ndlr) tout simplement. La banque de sons était vraiment impressionnante, et je pense que c’est ce genre de chose qui m’as appris a être ouvert a toutes sortes de sonorités, bien que le je sois plus axé Trance, House. J’ai commencé à enregistrer mes morceaux sur cassettes, et je les passais dans la voiture de mes parents ! (rire, ndlr) Au fur et à mesures des années, je me suis intéréssé de plus près a cette méthode de production et j’ai découvert le fameux Fruity Loops, et ensuite Ableton Live. J’ai toujours écouté aussi beaucoup de hip hop, ce style constitue tout de même 50% de ma culture musicale. J’adore “cutter” des samples Hip Hop, afin de les intégrer a des productions plus actuelles. Et je pense que c’est l’une des forces de mes morceaux.

Comment définirais-tu les relations entre les Djs de nos jours ? Il semble y avoir une vraie solidarité entre tous.

C’est vrai que l’ont peut compter sur le soutien de beaucoup d’artistes et c’est vraiment plaisant mais le monde de la musique n’en reste pas moins compétitif… C’est malheureux mais c’est comme ça. D’ailleurs j’en profite pour faire la promotion d’un petit gars qui répond au nom de Phunkacid, avec qui je collabore sur de nombreux projets à venir.

S’il y avait un label dont on devait parler, un seul, lequel ce serait selon toi ?

Difficile de vous citer un nom précis, car il se peut que j’aime seulement certaines releases d’un label, mais si je devais n’en citer qu’un, ce serait B.YRSLF Division. C’est vraiment un des seuls labels qui me fasse kiffer a chaque release. D’ailleurs , leur derniere sortie est un EP de Pedro123, auquel j’ai vraiment adhéré.

Revenons à toi, quels sont les projets sur lesquels tu travailles ?

Je travaille sur de nombreux projets avec Phunkacid, plus précisément sur deux singles. On s’est rendu compte qu’on bossait vraiment bien ensemble, on se complète parfaitement et ça me permet de m’ouvrir aussi à de nouvelles façons de produire. À savoir que ce samedi 8 décembre, sort mon nouveau single intitulé Philadelphia. C’est une collaboration avec Holowave qui est un artiste que j’apprécie beaucoup, orienté Bass Music et Hip hop. Pour rendre ce single plus “accessible” ou “grand public”, j’ai décidé d’y intégrer les vocaux de Wonda, rappeur à Chicago et de Katme, une chanteuse de Paris. il nous reste à finaliser quelques vocaux ainsi que le mixage d’ici samedi. En espérant que ça vous plaira !

Dans le futur, avec qui tu voudrais collaborer ?

J’ai toujours voulu collaborer avec un label en particulier : Youngunz. Quand on sait qu’ils ont en quelques sortes propulsé des français comme French FriesBambounou ou encore Jean Nipon, on ne peut que penser à collaborer avec eux un jour. Et il s’avère que les choses sont bien faites… mais je ne peux pas en dire plus pour le moment (rire, ndlr) !

C’est le bonus time, donne nous quelque chose de super nul que tu adores écouter !

Patrick Sebastien, L M LE Q !

Merci les gars, j’ai perdu toute crédibilité (rires) !

Mon dieu, c’était cool de réaliser une mixtape pour nous ?

Ouais carrément ! J’adore mixer, c’est vraiment un plaisir ! Le live, il n’y a rien de mieux. Voir des gens qui payent pour ta prestation et ta musique, c’est juste le pied.

Trois petits mots de la fin pour JNSPUF ?

Nesquik, Café… Nescafé…

Merci ! Et voici le mix JNSPUF !