Poumon poumon.

En guise d’introduction au nouvel album de Wildlife, On the Heart, vous pouvez toujours lire leur texte de présentation disponible sur le site. C’est plutôt un bon résumé de l’album, qui présente la thématique de l’adolescence de façon plutôt habile.

En écoutant Wildlife, il m’arrive souvent de m’imaginer que les 4 gars de Toronto font de la musique de teenager mature, ou l’inverse je ne sais pas bien. Peut être plutôt l’inverse, peut être une sorte de pop mature irrésistiblement teenage. Peu importe, l’essentiel est là : de la pop adulescente, parfois frénétique, parfois apaisée. Il y a également chez eux le même genre de côté insouciant (qui a dit “niais” ?) que l’on peut retrouver chez The Pains of Being Pure at Heart. Mais si les seconds sont spécialistes des années 80 et du rock shoegaze, les premiers sont plus proche de la pop baroque et lyrique d’Arcade Fire.

Pour ce deuxième album, indéniablement mieux produit, on hésite : la production superbe sert-elle ou dessert-elle un album et une musique qu’on appréciait énormément foutraque et approximative ? Sur certains titres, le producteur de The National et Interpol qui a travaillé avec eux fait indubitablement des merveilles. Sur d’autres titres, je suis plus sceptique.

Mais cette hésitation ne parvient pas à entamer complètement mon enthousiasme vis-à-vis d’un album indéniablement réussi. La voix incroyablement nerveuse et belle du chanteur porte une collection de chansons qui parviennent à sortir de la dimension étriquée et étiquetée “indie rock” pour tendre vers quelque chose de plus universel et moins référencé. Dans cette collection, ma préférence va pour leurs chansons avec beaucoup de tambours, qui apportent une profondeur indéniable à l’album (Born To Ruin, Two Heart Race) et les écartent des travers type BO de films pour teenagers canadiens sans cervelle (même si j’adore également One For The Body, complètement dans cette veine). Petite faveur et préférence également pour l’excellent titre quasi post-rock Don’t Fear, où la voix traînante du chanteur ressemble alors étrangement à celle de Matt Berninger, chanteur de The National. Dangerous Times, tube très FM.

Mais peu importe qu’ils utilisent des tambours, des chorus bourrage de crâne, ou des constructions progressives, Wildlife ne vise qu’une chose : la pop lyrique et honnête, mélange parfait d’innocence teenage et de maturité.

 

 

 

 

2 thoughts on “Poumon poumon.

  1. Salut les filles,

    Je vous suis depuis une éternité (et le mot est faible). J’ai jamais vu un seul commentaire posté sur votre site, et c’est pour moi une chose difficilement compréhensible vu la qualité des articles que vous proposez. N’ayant moi-même jamais franchi le pas (paradoxal me diriez vous …), je fais mon coming-out.
    J’aime ce que vous faites, la musique que vous écoutez et celle que vous partagez. Je me retrouve dans vos critiques souvent juste, et m’inspire beaucoup des découvertes que vous me permettez de faire.

    Je vis actuellement au Venezuela, et bien que je prête une oreille curieuse au reggeaton (de légion ici), vous constituez presque l’unique lien (de qualité) qui me relie à la musique que j’aime, la pop folle de notre bon vieux continent.

    Alors merci les mecs, et continuez comme ça.

    Je vous aime

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