QOTSA :
Game of Thrones

Les inspirations se délient pour en revenir aux dieux du rock dur et direct, puisqu’eux même ne sont pas friands des détours : on a écouté le dernier Queens Of The Stone Age et il n’est pas incroyable. Entendons-nous, il est tout de même très bien. Il est également malvenu de se plaindre de l’univers graphique brodé tout autour : c’est vraiment très beau et les clips s’en sortent (je n’ai quasi jamais aimé des clips).

… Like Clockwork est réellement tout comme son nom l’indique : pré-vi-sible et sans surprise aucune, du Queens Of The Stone Age tout ce qu’il y a de plus normal, ni plus ni moins. À ce compte là il est certain qu’on peut s’en satisfaire, mais bon. Nous, nous voulons des rebondissements, des surprises, des trucs tordus, là où la seule surprise de l’album est un peu de piano/voix ! Du scénario, au moins ça. C’est un disque de fatigués, pour le dire sans plaisir. Le règne du rock un poil heavy, un poil stoner est désormais fragilisé, à ce rythme là le trône ne restera pas entre les mains des QOTSA. La bande à Josh tient toujours son rôle (et même très bien) mais ne convaint pas non plus outre mesure : des morceaux calibrés mais faiblards sur les bords (I Appear Missing, Smooth Sailing), des gros riffs de temps à autre (My God Is The Sun) mais jamais de grandilocquence. Où sont-ils ? Pourquoi ? Josh, tu vas pas nous la faire à la Damon Albarn et nous sortir un album par ci par là avec untel et un autre juste pour la beauté du geste ? Non tu ne peux pas, tu es doué et tes copains néolithiques aussi. Bien sûr le propos est mesuré et certains s’en sortent très bien. Mais nous sommes obligés de revenir sur la tracklist pour s’en sortir, pour se souvenir du moindre titre. On aime bien If I Had A Tail, on apprécie My God Is The Sun mais le headbang est lointain. La fin a déjà plus de saveur, mais ce nest que la fin d’un disque qui est tout sauf marquant. Alors, nous t’en conjurons Josh (on parle au chef hein les gars, vous ne nous en voudrez pas) réveille-toi et reprend le gros fauteuil blindé de lames, ne serait-ce que pour éviter de finir zigouillé comme Ned Stark.