Art Rock –
30 ans,
ça se fête ?

JNSPUF s’est déplacé du 17 au 19 mai dernier à St Brieuc pour le festival ArtRock. On avait encore jusqu’ici jamais vu une programmation aussi partagée, et pourtant : ça fonctionne plutôt bien.

Qui l’eut crû que passer de Lou Doillon à Mesparrow en passant par Fauve soit aussi efficace ? Pour son 30ème anniversaire, toute la ville s’est mobilisée. Une foule bretonne énergique âgée de 7 à 77 ans, prête à danser jusqu’au bout de la nuit (bon, jusqu’à 2h du matin) en plein cœur du centre ville.

On n’a pas simplement aimé ArtRock pour ses concerts, mais parce que cet évènement fait bouger toute une ville le temps d’un week-end. Elle a pu accueillir de superbes expositions numériques. Des œuvres interactives, celles du genre où tu te serais cru comme dans un concert de Fauve. Un joli lot de consolation pour tous ceux (et il sont nombreux) qui n’ont pas pu assister à leur concert. En parallèle, les gourmands ont pu succomber aux délices culinaires préparés par de grands chefs étoilés. Notre coup de coeur cette année à Rock’n Toques va pour la collaboration de Wax Tailor sur un super hot-dog. Alors on peut le dire là, même si on a été plutôt déçus du concert, le casse croûte lui, était bon.

Pour rester dans ce que j’ai le plus apprécié, je vous ai concocté un petit TOP FIVE de mes gros coups de coeur :

Number one: Skip & Die.
Ah enfin un live où l’on voyage de l’Inde à l’Afrique. Cata Pirata et son groupe à chemise hawaïenne ont enflammé la scène du forum de la passerelle. De l’énergie en veux tu en voilà ! Leur secret ? Sans doute les percussions. Gino et Nikke, les percussionnistes, ont une fois de plus montré ce dont ils étaient capables. Le public briochin a littéralement été conquis et en admiration devant la charismatique chanteuse blonde déjantée (Même si je pense que la mini-jupe + haut-où-on-voit-le-nombril de Cata Pirata a sans doute joué dans l’appréciation finale).

Number Two : La Femme.
« Ce soir la femme vous donne du plaisir », au moins on était prévenus, et pas déçus ; Armé d’un uniforme quasi militaire et d’un béret bleu sur la tête, le groupe a présenté comme il se doit son nouvel album Psycho Tropical Berlin, sorti le 8 avril dernier. Une musique énergique venue tout droit des sixties, à base de guitares surf, de claviers mélodieux : La femme a su imposer son style et ça a plutôt bien marché. C’est sans doute la recette idéale pour un live dont on va se souvenir encore un peu.

Number Three : Yan Wagner
Comment ne pas succomber aux charmes de Yan Wagner? la gente féminine (et pas que) n’auront pas la réponse tout simplement parce qu’il chante aussi bien qu’il compose. Yan, accompagné de ses deux musiciens a su donner une bonne leçon de musiques électroniques au public briochin. Une voix sombre qui se mélange parfaitement à une musique des plus entrainantes.

Number For : The Popopopops.
Ceux qui étaient déçus de l’absence de Willy Moon n’ont pas du être déçus bien longtemps. Comme à son habitude, le quatuor rennais (que l’on ne présente plus chez JNSPUF) a su consoler la salle comme il se doit. Même programmé deux jours avant, le groupe rennais se place comme toujours comme une valeur sûre de la scène bretonne. Un live efficace en guise de présentation de Swell, leur nouvel album, sorti il y a peu. Et promis on ne les mets pas dans le TOP par piston, ils sont vraiment forts.

Number Five: Woodkid.
C’est dans la pénombre briochine que le concert de Yoann Lemoine et de ses musiciens tout de noir vêtus, a commencé. Une mise en scène fabuleuse, des vidéos magnifiques, un jeu de lumière à couper le souffle et une voix sans le moindre petit défaut de live. Mais justement, c’était peut être ça le soucis, un live beaucoup trop sage qui ne laissait pas beaucoup de place à la surprise et au live, au vrai. Un concert qui sans les titres « I love you » et « iron » aurait sans doute perdu tout son sens. Attention Yoann, ne te repose pas trop sur tes lauriers, on commence a se lasser !