Disco Anti
Napoleon,
mais

Un EP reçu de bon matin par nos amis de Nantes il y a de longues semaines de cela nous avait assez emballé, celui de Disco Anti Napoleon. Mais il y a un mais. Les DAN (appelons les comme ça) sortent leur 1er mini (Blue Lawn) composé de seulement deux titres, ce qui, vous en conviendrez est super léger pour juger un jeune groupe.

L’éponyme entrée, Blue Lawn, fleure bon l’été et le Nirvana, celui qui balançait pas beaucoup mais s’essayait à la poésie. Pas de réelle composition mais une voix toujours très juste et intéressante en studio, le reste du groupe faisant le travail. Les instruments sont bons mais manquent de punch, ce punch qui fait la différence. Au final les DAN s’en sortent, le morceau est bon et marchera en live s’ils le réhaussent, sans doute sans gros souci. Ce qui nous gêne ici est presque hors-sujet, nous écoutons DAN et nous entendons Tame Impala sur ce titre. Le problème est majeur. Les influences trop fortes ont littéralement gobé la personnalité et la singularité du groupe (qui comme tout groupe qui se respecte réside dans le son et non dans l’image). C’est dommage pour une bande avec un si joli nom.

The Power of Love est la face B de ce premier essai, une batterie roulante et quasi massive qui s’enguirlande autour de coups de claviers assez discrets et cheap. La voix est moins certaine ici, le chant en choeurs étant plus difficile à attaquer de front (ironie de l’histoire, Peter Doherty est très doué à ce petit jeu). La guitare et les breaks, la basse viennent sortir le tout de l’eau mais en ressort une impression étrange, cachée derrière un trop plein d’effets. Une réelle impression de composition pas en groupe, une impression de trop vite.

Après écoute avec une amie spécialiste de MGMT (des personnes comme ceci existent oui), elle aurait juré reconnaître l’un de leurs titres en The Power of Love, sans réussir à le nommer. L’intro l’est clairement. Un groupe trop jeune pour nous enflammer mais dont on écoutera la suite, sur scène pourquoi pas ou autour d’une interview pour nous confronter. Une critique qui peut se résumer en une seule phrase, suivant d’autres bien difficiles à accoucher sur le papier car nous n’avions pas grand chose d’autre à dire que cela :

Congratulations parce que DAN c’est bien, mais DAN c’est Tame Impala et MGMT.