BRNS dévoile LA recette pour des frites magiques.

La grande tendance printemps/été 2013, c’est eux. A l’affiche de nombreux festivals, c’est au festival des 3 Eléphants que JNSPUF a pu s’entretenir avec ces spécimens venus de l’autre côté de la France. Une rage incontestable qui parfois sera raillée au détriment de la précision, mais quelle importance. Des guitares qui s’enguirlandent et une toute puissance venue de l’homme derrière les fûts, qui n’est pas sans rappeler la hargne d’un certain groupe nommé Gomina – et qu’on adore tous ici. La Belgique s’est invitée à notre table, le temps d’une assiette, des quelques infos et de beaucoup de bêtises, oui, on ne peut pas toujours être sérieux si ? Rencontre avec la moitié du quatuor-belge-indé-rock-névrosé pour une interview musicale… et culinaire.

JNSPUF! : On se présente ?

Tim : Moi c’est Tim, je suis le batteur et chanteur

Antoine : Moi c’est Antoine, je suis claviériste. Sinon il y a aussi Diego, le guitariste et César qui est “l’homme à tout faire”.

JNSPUF! : Vous nous racontez comment ça se passe pour la composition de vos morceaux ?

T : Souvent il y en a un ou deux qui arrivent avec une idée et autour de ça on va essayer de broder, de faire un grand puzzle et de développer cette idée en essayant de faire quelque chose d’un peu sinueux.

A : Généralement dans la pop classique, tu as un couplet et un refrain qui sont toujours construits de la même manière, où il se passe la même chose musicalement, mais où les paroles vont changer. Nous on fait le contraire. Les paroles sont les mêmes, mais c’est l’environnement derrière qui va changer. La quasi totalité se passe au niveau des arrangements plutôt qu’au niveau de la trame de départ qui es guitare / voix. On fait tout ça sur ordinateur, on chipote, c’est beaucoup de bricolage. On est pas dans le consensus, on essaye d’être d’accord quand même. À la base on était deux donc c’était assez simple, on avait déjà composé la plupart des titres. Et puis Diego est venu poser sa patte dessus.

JNSPUF! : Est-ce qu’il y a un disque en particulier qui vous a influencé pour la composition de l’album ?

T : C’est une période où on écoutait énormément de disques, ça a été une explosion d’influences musicales à ce moment là.

JNSPUF! : Votre secret pour réussir un live ?

T : L’énergie, quand il y a peu de monde on se dit qu’il va falloir tout donner pour pouvoir aller chercher le public et pour montrer qu’on est là. On essaye d’être hyper présents sur scène et de donner le maximum, que l’on joue sur un petite ou grande scène, qu’il pleuve ou qu’il vente.

A: À la base on sortait un petit peu de nul part et on avait les boules de se prendre des taules sur les lives et dire qu’on était nul. On a toujours joué le truc à l’énergie et même de façon excessive comme ça on ne peut pas nous reprocher « ils sont mous du cul », que le public aime ou pas notre musique. Au début, il n’y avait rien de précis, on composait plein de trucs chez nous et on a été catapulté sur une scène à reproduire des morceaux qu’on avait jamais joué en live. Ca a été un peu dur puis l’énergie à pris le dessus.

JNSPUF! : Un vrai cliché sur les Belges :

A : On bouffe des snacks tout le temps.

T : Oui on ne peux pas s’en passer et d’ailleurs on est toujours déçus des frites françaises.

A : Vous êtes nuls. Elles ne sont pas cuites comme il le faut. Il faut savoir qu’il faut les cuire deux fois, sauf que ça les français, ils ne le savent pas et les cuisent qu’une seule fois. Alors là elles sont ratées et imprégnées d’huile.

T: À chaque fois vous vous dites «  merde, elles sont dorées » et donc vous les sortez. Grossière erreur ! Parce que elles sont toutes molles dedans.

A: Quand tu les cuis la première fois elles sont toutes moelleuses et la deuxième fois elles dorent et elles deviennent incroyables, un cocktail de saveurs ! (ils nous miment un moment d’extase en mangeant des frites)

Un faux cliché sur les français :

T: En Belgique on dit souvent que les français sont chauvins, c’est vrai mais c’est moins souvent vrai. On a rencontré beaucoup de français pas chauvins.

A: Ouais par exemple l’année où les français avaient gagné la coupe du monde 98, ils nous ont bien fait chier. Moi j’étais en France dans un bar PMU pour la finale et je me souvient qu’on pleurait, c’était horrible. La victoire française a vraiment été vue comme une défaite chez nous. Pendant 10 ans on en a mangé.

T: Encore maintenant !

Si vous étiez une femme, qui aimeriez vous être ?

A: Natalie Portman, pour faire du hip-hop.

T: Mais je ne suis pas une fille !

JNSPUF! : Le prénom de votre première amoureuse et un message à lui faire passer ?

A: Moi c’était Lisa et j’ai envie de lui dire bonne chance avec Patrick !

T: Moi c’était Clara-Line, elle a eu un enfant il y a quelques années et j’espère que tout se passe bien pour elle.

JNSPUF! : Vos projets pour la suite ?

T: On va essayer de beaucoup tourner cet été : les Vieilles Charrues, Dour, le Paleo etc .. on a pas mal de gros festivals, on va aussi jouer à l’île de la Réunion et ça va être assez balèze.

A: Beaucoup de tournées un peu plus calmes en septembre et on revient en France pour une seconde tournée, avec des nouveaux titres, pour diversifier le live.

T: On va essayer de se déguiser, avec des danseuses …

A: On a un album qui pourrait être enregistré avec 12 titres. On les fignole, on tourne et après on va en studio et on aimerait sortir le disque début 2014 et recommencer à tourner.