Psychédélisme larvé.

Vénéneux, toxique, poison, les qualificatifs ne manqueraient pas pour définir la musique extrêmement sauvage de Glass Animals. Qualificatifs évidents pour un groupe obsédé par les larves, serpents, et limaces en tout genre (amis entomophobes, les clips vous sont fortement déconseillés). Une fascination étrange, mais qui est en accord total avec la musique des Anglais.

Fascinants et intrigants, les Glass Animals viennent d’Oxford (indice de malice) et ont fait paraître récemment un 4 titres très prometteur. Bien qu’électriques, les quelques morceaux disponibles frappent pourtant par leur approche extrêmement organique. Les guitares se font touches discrètes parfois méconnaissables, la batterie, lancinante et sourde, le chant, tortueux et spectral. Une section rythmique visqueuse pour des titres qui collent au cerveau, la relève de la pop psychédélique est là, avec son nouvel hymne “Black Mambo“.

Si les compositions du quartet sont minimales, pesantes, parfois déstabilisantes (Cocoa Hooves, titre empli d’une torpeur inquiétante), elles servent surtout de vraies promesses pour un futur grand album qui développerait cette atmosphère passionnante, ce psychédélisme larvé qui a déjà su convaincre les foufous new-yorkais de Yeasayer. Et nous bien sur.