Synthés Organiques

En 2011 on découvrait deux magiciens américains: Trevor Powers aka Youth Lagoon et Ernest Greene aka Washed Out. Ils sortaient chacun un premier album confondant de grâce et de simplicité. Deux ans plus tard, à la fragilité s’est ajouté une dose de maturité. Après Youth Lagoon et son merveilleux Wondrous Bughouse (lire ici), Washed Out sort à son tour une pépite enchanteresse.

 

 

Au-delà de cette trajectoire parallèle, les deux bonhommes partagent un don qui leur permet de déployer des mélodies apaisantes et envoûtantes. Chez Washed Out tout est d’une pureté reposante. Paracosm est plus organique que le premier album Within and Without. Mais tout ce qu’il “perd” en sons vaporeux et synthétiques, il le gagne en émotion. La voix embrumée de Greene accompagne des ritournelles dream-pop au psychédélisme doux et au son Lo-Fi. Et naviguant entre le profondément mélancolique et le profondément heureux – on vous laissera jugé, on se laisse séduire à nouveau de bon gré par sa chillwave envoûtante.

Porté par ses habituelles nappes et synthés, un groupe n’aura jamais aussi bien porté le label atmosphérique. Washed Out atteint des sommets de légèreté. Faussement naïve, réservée ou luxuriante, la musique d’Ernest Greene est tour à tour une cure de soleil pour journée pluvieuse ou un cocktail rafraîchissant pour les dernières chaleurs de l’été. Si certains groupes fascinent par leur noirceur comme These New Puritans dont on tressait les louanges il y a peu (voir ici), il est peut être aussi difficile de séduire par la joliesse et la douceur. Mission accomplie pour Washed Out.

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