UK Younghusband US

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Il y a dans cette voix blanche, dans ces notes de guitares qui s’égrainent avec grâce quelque chose de Deerhunter. Et pour cause, l’album est produit par Nicolas Vernhes qui s’est occupé entre autres du opus des américains – mais aussi des brillants Wild Nothing. L’album sonne donc plutôt US pour des londoniens – on pense aussi à Pavement à plusieurs moments. Mais naviguant habilement entre sons chauds et ambiances froides, Dromes le premier album de Younghusband est surtout très léché, plein également d’un détachement très mancunien – le Manchester des Smiths, des Stones Roses (Comets Crossed) ou même Joy Division (Left of the Rocks). Dromes sonne donc parfois new wave quand le groupe sort les claviers hantés glaçants et les rythmiques répétitives. Un son psyché assez revival résonne pourtant tout au long de l’album, parfois atmosphérique (Reunion Message), parfois folk-rock (Wavelength). Les guitares jouent un rôle majeur ici, tout comme chez Deerhunter et viennent soutenir une voix intéresante. Les constructions sont loin d’être évidentes mais les mélodies sont simples et pures. Une vraie identité musicale se détache ainsi, une belle synthèse US-UK d’où quelques pépites se dégagent comme Left of the Rocks, Running Water, Silver Sisters, Reunion Message

C’est sûrement quand ils se reposent sur une folk plus lente qu’on les retiendra moins. Quand par contre les mélodies se font plus rêches, graves, que les crescendo s’alignent, inéluctables et pressée, que les plaintes monotones prennent une ampleur inattendue, alors Younghusband parvient à nous conquérir de bien belle manière. Dromes sort dans quelques jours, on aime beaucoup, on vous en reparlera.

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