Baston en interview soleil & amour

Le trio Baston est suivi depuis quelques temps JNSPUF, ouais ça peut faire froid dans le dos ou nous faire passer pour des accros du nets et de la vieille réverbe un peu, mais ce ne serait pas totalement faux après tout. Il y a quelques mois, ils ont été interrogés par notre affaire, et ceci n’est jamais apparu sur le net. Flemme, retards accumulés, tout laissait croire qu’on allait jamais retomber sur cette interview. Mais, si ! Alleluja ! Voici donc un entretien avec un groupe qu’on vous conseille de suivre de très près dans l’année à suivre, civile ou non.

Salut Baston, comment ça se passe depuis la création du groupe, ça roule ?
Pas mal, de nombreux concerts (Rennes, Paris, Bruxelles, Brest, Nantes et des bleds inavouables) sans qu’on ait trop à les chercher. Les relations au sein du groupe entre les différents membres sont au beau fixe. Notre set atteint de moins en moins péniblement les 35 minutes. Parfois même, sur un malentendu, on écrit de bonnes chansons qu’on prend plaisir à exécuter sur scène.

Concrètement ça va du garage à la pop. En deux EPs, vous avez trouvé votre patte ?

Deux EPs, c’est un petit peu exagéré. Une première session d’enregistrement il y a un an qui a donné 4 petits morceaux garage pop bien troussés, mais la seconde il y a quelques mois n’a accouché que de deux titres dont l’un reste à mixer. Pour le style, disons que nous versons effectivement dans une musique sale mais ensoleillée jouée vite et fort, aux structures très indie pop mais au son vaguement crasseux typique du garage de jeunes cool actuels. Je ne sais pas si nous avons trouvé notre patte. Parfois encore certaines chansons semblent à notre sens complètement dénotées par rapport à d’autres plus anciennes. Cette pseudo diversité fait aussi peut-être quelque part l’intérêt du groupe.

Comment se passe la création, vous avez des idées précises de comment ça doit sonner ?

Pour ce qui est de l’enregistrement, oui nous avons des idées très précises sur la façon de nous enregistrer (nous même, avec un matos absolument banal – micros à la con et carte son standard) et de mixer (nous même, avec force reverb et un passage au mastering maison chez un ami qui joue dans les légendaires Combomatix). Quand au prestations scéniques, nous sommes moins regardants ; nous essayons principalement de jouer nos créations sans trop les massacrer.

Qu’est-ce qu’on peut attendre de Baston dans les prochains mois ? Du live ?

Normalement un disque, mais les tractations concernant une éventuelle sortie sont tellement complexes que mieux vaut éviter de se montrer trop impatient. Sinon oui des concerts et nous l’espérons à la capitale une fois ou deux d’ici la fin de l’année civile.

Questions bonus matos : vous êtes combien et vous jouez sur quoi concrètement ?

Nous sommes 3 : Samuel aux fûts et au pad electronique, Kev au Novonex et Fender Musicmaster, et Max au MusicMan et à la Kay circa ’66 injouable. Ces instruments communément appelés ‘vintage’ dans le jargon musical nous permettent à la fois de caresser un son évoquant les heures de gloire de la musique des années soixante mais surtout de grave nous la péter auprès des meufs et des autres musiciens.

Le petit conseil aux jeunes qui veulent se lancer dans un groupe un peu garage, ce serait quoi ?

Ce serait bien présomptueux de notre part ; nous sommes aussi très jeunes, au moins sur le plan mental, et nous ne jouons pas vraiment du garage pur. Disons ” faites votre truc, c’est votre truc, tâchez d’écrire des chansons un minimum parce que faut pas déconner non plus, ne vous couchez pas trop tard et doucement sur la dope”.