Kaviar Special : pooooop !

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Quand les sauces rennais de Kaviar Special envoient ce qu’ils ont, ça donne ceci : du garage, de la pop, un touilleur, beaucoup de volume et plein de paillettes. Fais l’impasse sur les paillettes. Kaviar Special est assez discret pour donner envie d’aller plus près, et ils sortent en décembre dernier leur album sur Howlin Banana Records (ça s’invente pas) affublé d’une pochette exquise. Dans le monde un peu obscur du garage, les pochettes c’est beau, règle n°1.

Le groupe se ballade, c’en est insolent, sur ce qu’on pourrait appeler des pop songs. Ici on explore pas mal la pop, c’est surtout le bord du lit de Greenwood et Cassius, et moi je tire la couette. Revenons à nos moutons, Kaviar Special agence des chansons totalement brutes qui se trouveraient être des pop songy, catchy comme les ricains savent le faire, on se rappelle nos soirées sur les Black Lips (ils chantent faux eux par contre, c’est incroyable). Un disque long qui attaque au cœur du sujet avec Summer, le tube de l’été de ce mois de janvier. C’est scabreux quand même.

Mais puisque les critiques où tu énumères les morceaux sont quelque peu rébarbatives – pour ne dire carrément allergènes, on va plutôt discuter de ce qui ressort du vinyle tout blanc. Lorsque tu tombes là-dessus, tu te rappelles des Black Lips mais tu les oublies rapidement. Après tu découvres un son pas si abrasif mais assez graissé pour te passer l’envie d’être à la pointe du cool. La pochette te redonne envie de lire Burns, et surtout tu augmentes un peu le volume parce que ça va cinq minutes. Les rennais attaquent vite et fort, et ce n’est pas pour déplaire. Ça décoiffe et finalement c’est pas mal, de pas être coiffé. Sans forcer et sans l’ouvrir trop fort, ils prouvent qu’ils font les choses et les font bien.