On rembobine

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Leur album est sorti en mai dernier, ils sont passés aux Transmusicales, mais on ne les découvre qu’en ce début 2013. Duo londonien composé de messieurs “J. Willgoose, Esq.” (le cerveau) et Wrigglesworth (le batteur), leur nom c’est Public Service Broadcasting. Certes ils mixent avec une étonnante réussite beats électroniques, batterie, synthétiseurs et banjo, mais ce qui fait leur identité, c’est l’utilisation de samples d’archives de la télévision anglaise, de vieilles vidéos documentaires ou de propagande – comme le laisse deviner le titre de l’album Inform – Educate – Entertain – pour créer un son rétro-futuriste, aussi vintage que leurs vestes en tweed et leur faux-air de Jarvis Cocker.

Pour l’unité de style, il faudra repasser et c’est tant mieux. On retrouve autant de grosses influences math-rock et Krautrock (Inform – Educate – Entertain, The Now Generation, Theme from PSB) que des sons plus électroniques et fluorescents, dans un genre “disco-cathodique” assez unique. Sur leurs morceaux les plus “rock pur et dur” on ne peut s’empêcher de penser aux titres instrumentaux de Mogwai alors que Late Night par exemple se distingue par un côté plus cinématographique et orchestral avec son envolée de corde et son saxophone.

 

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Très différent d’un morceau à l’autre, l’unité de l’album vient donc principalement d’un son particulier lié de ce choix “vocal”. Public Service Broadcasting explore des horizons très divers mais garde cette constante expérimentale, progressive et hypnotique prononcée. C’est surprenant, intriguant et séduisant sur de nombreux morceaux. D’une bande son rénovée, ils créent un univers, rock, atmosphérique ou dansant. Ils ont surtout été assez intelligents pour ne pas tomber dans le piège de leur propre parti pris rétro-robotique, mais de s’en servir comme une base sur laquelle construire des compos instrumentales qui font mieux que tenir la route. Leur live-concept avec décors, utilisation de la vidéo et de google-translate semble lui aussi surprenant. On vous conseille de repartir en 2013 – à moins que ce soit 1950 ou 2050 – histoire d’y jeter une oreille.

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