Live report : Violence Conjugale au Jardin Moderne

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L’excitation était relative et subrepticement couplée à la fatigue : Violence Conjugale ou dodo, ira, ira pas. Il faut dire qu’on avait peur de l’échec scolaire. Finalement on se décide, c’est pas 8 petits euros et le jus d’orange infâme du Jardin Moderne qui vont nous stopper net dans notre élan new-machin berlino-bordelaise (ou bordelo-berlinoise, à voir). Habiles comme des pieds de table, on prend le bus trop tôt et les bières n’ont pas été digérées, elles ne le seront jamais vu les deux concerts poussifs qu’on se prend en plein faciès avant l’arrivée du duo attendu. Autant ne pas être méchant avec eux car la soirée était belle (mais longue), pas compris.

Nous papotons avec nos potes d’Être Assis ou Danser qui sont venus voir leurs amis et on croise le duo, l’attente est réellement extrêmement longue pour des jeunes gens comme nous, venus voir un groupe assez spécial et rare. Ils sont massifs, on ne savait même pas à quoi ils ressemblaient et on est certain que c’est eux pourtant. La gestion des horaires vire au grand n’importe quoi et Hans et André montent enfin sur scène, il est minuit et mon long manteau me pèse. Un Korg MS-20 et un dicta plus tard, le chanteur désarticulé danse de manière prophétique, scandant des paroles plus scabreuses les unes que les autres. De la paranoïa de KGB au véritable tube post-monde Futur, Violence Conjugale pose une main de fer sur Amour Révolte et ses belles paroles. Une allure naturelle s’échappe des chansons, loin de l’image minimal wave que nous aurions pu avoir d’eux. L’horloge s’emballe, l’humour du groupe fait plaisir à voir même s’il semble y avoir un vieux différent avec un journaliste qu’on connaît (coucou Gonzague ça roule ?), à tel point que “Brûle brûle petit bourgeois” est balancé à toute berzingue, oui oui ils ont fait une chanson sur lui. Nous on danse, sur Violences Conjugales et ses coups répétés, sur les triolets oubliés de l’histoire et même un peu sur scène, invités par le groupe. Quelques mots sont échangés, ils sont loin d’être méchants. Pour ne rien gâcher : ils mitraillent sur scène, et les aficionados des synthés et autres parisiens branchouilles ne devraient pas bouder leurs plaisirs (solitaires), nous non plus on a pas le coup de plume et encore moins l’envie d’écrire pour le torchon Rock & Folk. la moitié de Violence Conjugale sera d’ailleurs mercredi à Rennes avec Club Amour.