Secte du Futur – la fusée de Koyaanisqatsi

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Avez-vous déjà regardé les images d’Appolo XI ? Tous ces décollages vers l’intersidéral et ce que provoque de regarder une fusée. L’exercice de la critique est périlleux, nous vous l’avions déjà dévoilé (un peu). À l’instar des bandes organisées qui œuvrent au grand jour pour détruire nos chères ondes portées et des déceptions programmées, il se trouve qu’il reste encore quelques résistants, cachés par deux trois feuilles de salades dans le maquis mais encore debout. La Secte du Futur est de ceux-là, et il est difficile – et hasardeux ! – d’en établir une critique tant ils doivent s’en foutre. On écrit pour être lu, aussi. Greetings from Youth, second disque de ce “super groupe” (dit d’une réunion de musiciens officiant déjà dans des groupes à succès) est tombé entre nos mains presque par hasard. Pas de cd promo, pas de mail, même pas de conseil : les plus savoureux.

Un évadé de l’asile Catholic Spray, un Skate Gang, une J.C Satàn, un Black Bug (les morts en première ligne) et plus si affinités qui se retrouvent sur Eighteen Records, la curiosité est un vilain défaut. Un premier LP avait fait fait surface mais s’était vite retrouvé noyé dans cette nouvelle sphère indépendante mais tellement attractive qu’est le garage. Oui, le garage est aux aurores en 2014 et semble se confirmer également pour la collection printemps-été. Manque de pot, la Secte du Futur n’en fait pas vraiment partie, ce serait plutôt un simili krautrock/space/pop ravageur et rapide. Bien entendu il y a des restes des autres groupes mais celui-ci va beaucoup plus loin et pointe le bout de son nez de Cléopâtre ailleurs. Le propos est d’ailleurs carrément implicite et même si nous avons notre petite idée… non n’en saura jamais rien. La Secte utilise tous les codes pour s’en moquer et revient aux instincts primaires de la bonne pop, comme si les jeunes s’étaient souvenus qu’avant Call of Duty il y avait Medal of Honor.

Pour être plus classique, tous les titres se valent mais aucun n’est accessible et sous un aspect sali se cachent des millions de tubes, nous pensons d’ailleurs commencer à apprécier l’album en août prochain (selon des estimations personnelles). Aucun genre et aucune limite. Si vous avez vu ce vieux film qu’est Koyaanisqatsi, ce groupe est comme la fusée que l’on voit à la fin. Premier grand disque de cette année ?