Splash Wave : plaît-il ?

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Comme ça, on se dit illico que Streets of Rage est de retour avec son lot de brushings dégueulasses et dégoulinants, singeant l’Amérique un peu kitsch des années 75/85. Si tu n’as pas connu cette époque, comme moi, et peut-être comme eux, tu jouais au mode Assault de Tekken 4 et n’as jamais touché à King of Fighters. Les Splash Wave, puisque les présentations n’avaient peut-être pas été faites font de la dude-wave (je te laisse avec ça et ton film de bowling) et viennent à moitié de Plouescat. Plouescat étant si vous ne le savez pas non plus une ville que je connais moi-même très bien, venant d’un rade pas très loin, et pour faire Splash Wave et venir d’une ville comme Plouescat il en fallait des bollocks.

Leur disque Guilty of Being Rad se promènait sur Noisey en avance, le site qui des fois est intéressant, on l’a donc écouté et nous nous devions d’en parler au moins 5min. Premier contact avec le groupe, Ubu en 2012 ou 2013, concert ultra médiocre du duo Scratch Massive : une bannière “Splash Wave bande d’enculés” défile sur les écrans. Autant dire, on était captés. “You don’t know how cool we are” harponne avec une voix quelque peu pute sur le premier titre et c’est vraiment chouette, puisque dans l’absolu nous n’avons rien besoin de plus. Un EP sur le thème du cool me va, j’ai pas besoin d’en manger davantage et ces beats insensés apportent à merveille les calories du samedi, au même titre que Yan Wagner en live dans le sud-est après un pervers l’année dernière. L’autre côté du cd est différente mais toute aussi cool, heureusement nous n’avons pas ici un revival Kavinsky pour les nostalgiques de 2010. Guilty of Being Rad totalement décousu et pourtant bien cohérent, ringard et en avance, le duo enfonce le clou d’une belle manière.

Pendant ce temps-là, on pourrait éventuellement porter des cols en V et acheter de la vodka en boîte, ou même mieux se forcer à écouter de la pop surannée alors qu’on a Wham!, les Ruts et maintenant Splash Wave. Franchement, il vaut mieux essayer d’apprendre à danser sur Splash Wave que de draguer le monde, yo. 2014, année débile.