The Pirouettes – cacahuète ?

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Les Pirouettes imposent d’entrée un paradoxe qu’on apprécie peu : ils sont loin d’être mauvais, même parfois plutôt touchants, mais ils vont vers une étiquette Colette. C’est d’ores-et-déjà un mauvais procès, mais honnêtement l’envie de voir un petit duo prometteur et mignon finir dans les griffes du bon goût Kitsuné (“Fourbe renard mourant” en japonais selon Google Translate) ou Colette est un calvaire. Un email nous offre l’EP (merci c’est gentil) informe la présence sur une compile on-ne-sait-quoi Colette, on s’en passera assez facilement. Ceci étant dit, parlons du mini que nous tenons entre les oreilles, claviers midi et voix de soubrettes.

Un Mec En Or ouvre l’EP avec la foutue super voix de Vickie et Léo, et annonce déjà un titre béton. Le duo sait façonner des tubes, et nous ne sommes pas tellement préparés à les contrer. On aperçoit dans la tracklist un morceau nommé Robocop, allez un point de plus rien que pour ça. Fait notable par ailleurs : le disque est composé de 6 titres, on en a pour nos Kanye Coins. La suite est parisienne, très Colette à bas brillants forcément parce qu’ils sont sur ce terrain, Le Dernier Métro balance de la punchline qui ferait passer Booba pour un champion du monde de corde à sauter passé de mode que l’on ne regarde même plus. Iconique et efficace car parlant à tous ceux qui ont déjà dragué une fille en soirée pour finir dans le buisson des voisins à se dire que finalement c’était pas top (et qu’elle était moche de toutes manières). Le couple nous rédige ensuite un pamphlet hasardeux sur l’idole qu’on a tous eu un jour : Alex Murphy. Le titre passe moins : peu fouillé, éparse et terriblement impersonnel avec ses sons ignobles de Microkorg, on leur en veut pas des masses. Sans en dire trop, la suite est Michel Bergesque. L’ambiance de la chose est mignonne à tendance hype (insupportable) mais se rectifie d’elle-même, comme si l’auto-critique existait. Léo et Vickie forment peut-être un groupe déséquilibré, ne sachant pas sur quelle chaise s’asseoir… La personnalité est le mot-clef, et ça les groupes ont tendance à l’oublier à vouloir être raffinés, légers, rigolos et bien souvent désuets, déjà vus. On se sent en terrain connu, et des groupes qui font de la pop mimi ça court les rues, on aimerait entendre le truc de plus.

The Pirouettes grogne un EP terriblement passif avec L’importance des Autres, ne parlons pas d’autre chose que de leur son, ça n’a aucune importance. Réveillez-vous O Safari, y’a la jeunesse dans la rue et même si elle marche en crabe, elle peut avancer (un peu). Désolés de n’en retenir fortement qu’un titre – le premier ou le deuxième, dommage d’écouter un disque faible parce qu’on y croyait un peu.