Torse Bombé sait marcher tout seul

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Dans le monde du DIY, il y a de nombreuses étapes à franchir. Tu commences par te couper les cheveux tout seul à la tondeuse, tentant toutes les variations possibles puis tu termines par être auto-suffisant. T’as ton potager et tout, il fait beau et le soleil crame ta nuque bien trop vierge de headbangs. Entre ces deux univers, flotte le collectif Iceberg. “Faux collectif de vrais artistes”, impossible de se souvenir qui l’a dit, vous nous excuserez le copyright. Il est difficile de franchir les étapes, la construction de son monde propre premièrement, et de réussir à sortir quelque chose. Visiblement, Petit Fantôme hésitait à balancer Stave, ça a du être au moins un peu plus rapide pour l’album de Torse Bombé.

Mais tout ça, Pierre s’en fout. Pierre n’envoie pas de mails pour qu’on le chronique, Pierre n’en fait pas des caisses pour annoncer ses disques, c’est toujours après coup qu’on se rend compte qu’il y avait un début de flamme bien visible. Une flammèche cachée derrière des projets et des groupes tous (ou presque) plus ennuyeux les uns que les autres, fatigants à l’oreille. La fatigue des oreilles, Torse Bombé l’explore.  Dix chansons, sept minutes, une idée qui me plaît, aimant assez les Coachwhips et leurs albums aux ratios de 30 minutes/25 chansons. Voilà le fond de la chose : la conformité tue. Dans une vieille France qui se pense raffinée, du bon goût ultimement chiant dont je tairais les noms d’oiseaux, j’ai plaisir à écouter Cobra, Frustration, Syndrome 81, Police Truck, J.C Satàn et à voir plus large tout l’Iceberg, maintenant Torse Bombé fout la pression. Après tout nous aussi on s’en fout, n’en faisons pas des caisses. Téléchargeons ceci et cassons nos nuques.