Yak est sorti des bas-fonds pour tuer les 60’s

La bonne nouvelle du dimanche, c’est que j’ai quasi trouvé un boulot. Non, c’est pas ça du tout. En se réveillant ce matin, après avoir gambadé jusqu’au PC pour enclencher un vieil album de Tyvek, on est tombés nez-à-nez avec une tape de Yak. C’est quoi Yak ? On sait pas (la superbe figure de style du question/réponse dans les réponses c’est has-been). D’ailleurs, c’est plutôt Azbin Records. Hello From Downton est visiblement, et l’on peut se tromper, le début de quelque chose.

Si nous avons suivi la belle histoire, Yak est le projet solo d’un Regal, ce groupe belgequ’on aime beaucoup depuis qu’on a digéré leurs nombreux morceaux et le split avec J.C Satàn. Les compositions sonnent à la porte du lo-fi mais pas trop (et pas que, bien heureusement) et sont inventives. J’y entendais des relents new-yorkais il y a une heure, moins à présent. Le côté anglo-saxon tout-au-plus-direct est bien senti, avec des guirlandes de guitares à n’en plus finir enroulées sur une voix à cheval entre Reed et Casablancas. Le plus étonnant reste peut-être le côté Arctic Monkeys, qui paraît totalement surréaliste. On en conviendra donc que le le plus étonnant est l’aspect surréaliste de la chose. En cette journée dominicale, qui me laisse le temps de réfléchir à ralentir le garage et composer des choses plus soft, Yak m’a mis une petite beigne. Ça sent bon le NYC des années 60, quand Andy Warhol n’avait pas encore ouvert sa gueule et que le Velvet balbutiait et s’apprêtait à tout péter. Je suis content.

Azbin Records en a aussi profité pour sortir une compilation de ses meilleurs groupes, Orca Stalker.