#1 – Les Trans 2014

Pour le 1er janvier, on fête la nouvelle année, c’est facile. Pour savoir que décembre commence, c’est encore plus simple, on fait un petit tour sur www.lestrans.com et sur www.barsentrans.com et on écoute une pelletée de groupes inconnus au bataillon (sauf rares exceptions) en espérant tomber sur les petites pépites qu’on ré-écoutera en boucle des mois durant. Ou à défaut des groupes qui promettent un vrai bon moment dans les halls du Parc Expo. Comme chaque année, on sélectionne quelques évidences, et on laisse un peu de hasard faire le reste, ça aurait moins de charme sinon (et puis c’est plus fatiguant).

Jeudi

Si on avait pu venir faire un tour au parc Expo le jeudi, on aurait adoré voir Raury, qu’on découvre sur le tard mais qui scotche littéralement avec sa fusion personnelle et originale d’un grand nombre d’univers (sorte de pop-hip-hop-soul-electro en vachement rock). On compte aussi sur les joyeux drilles de Molotov Jukebox pour foutre le feu (après leur annulation de l’année dernière, c’est le minimum) et on aurait bien aimé pouvoir juger du projet musical de Clarens en live après deux titres qui font la part belle à un r’n’b neo-soul à la Kindness ou Blood Orange. Marion me signale dans l’oreillette qu’il serait également fort dommage de louper Courtney Barnett et sa pop franchement déglinguée, mais elle vous en reparlera bien assez vite. Il y aura également dans la Green Room F.E.M. dont on vous avait déjà parlé en bien ici.

Vendredi

Le vendredi, on tachera de pas louper La Fine Equipe qui annonce un hip-hop électronique très prometteur (mais vu l’horaire, on garantit rien) et d’enchaîner avec le folk band euphorique et islandais de Dad Rocks! qu’on a hâte de découvrir en version grand format (après avoir eu droit à la version intimiste pour la release party de Mermonte). Puis de se laisser guider et dériver jusqu’à Rone et son nouveau projet musical, tête d’affiche incontestée de la soirée après son excellentissime Tohu Bohu qui nous avait foutu une sacré claque (on avait eu aussi la chance de l’interviewer juste là).  On compte sur DBFC & Compact Disk Dummies pour nous faire danser façon LCD Soundsystem et Kraftwerk, et enfin sur Thylacine pour clôturer en beauté ce vendredi avec son univers personnel, léger, immédiat et saisissant qui promet des miracles. Entre une MPC et un saxophone on nous a dit.

Samedi

Pour le samedi, l’évidente tête d’affiche c’est bien sur The Hacker, le papa de la techno grenobloise qui fait ses premières Trans et est de retour avec un album en deux parties qu’on écoute pas mal : Love/Kraft. Entre techno sombre et new-wave, son live a l’air d’une efficacité redoutable. Mais on essayera également d’aller écouter le rock tantôt furieux tantôt surf et cool de Money for Rope. A vue d’oreille, ça ressemble à la version australienne de Birth of Joy qui avait totalement retourné le hall il y a de ça deux ans. Mais ça pourrait aussi être le credo de The Ringo Jets, duo turc qui livre un rock abrasif avec la vraie énergie et l’engagement dans un univers habituellement cantonné d’un seul côté du Bosphore. Quelque part entre SBTRKT,  John Talabot, Clap! Clap! pourrait nous filer la bonne grosse dernière patate avec un vrai projet fou, innovant et dansant, comme le meilleur des Trans sait le faire.

Il y aura également les excellents adeptes de la cold-wave Bantam Lyons à l’étage l’après-midi.

Côté Bars en Trans, on serait tenté de recommander la clique bretonne et rennaise habituelle, à savoir Baston, Manceau, Same Old Band, Success et nos préférés, Sapin. Pour voir ou revoir. Joy promet également de belles choses comme le rock belge sait le faire : progressif, sensible mais nerveux.

En 3 mots : on a hâte.