L’album de Volage nous a fait cocu

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Les bons gars de Volage daignent enfin montrer les ongles avec leur 1er album, sorti ce mois chez Howlin Banana Records. On ne vous dit même plus tout le bien que l’on pense de ce label parisien de n’roll, mais je peux vous rappeler qu’il compte à son tableau de chasse le meilleur du meilleur de la scène hexagonale (Los Dos Hermanos, Dusty Mush, Departure Kids, les Madcaps, Anna… franchement, t’as besoin d’une loupe pour t’en rendre compte ?), et même plus. Heart Healing surprend, de par sa pochette avant d’entamer le disque, de par sa lourdeur alors que l’on s’attendait à un flower power légèrement indigeste, mais aussi par son inventivité. Volage n’a pas grand chose à envier à ses confrères ricains, et peut-être même que certains de ceux-ci devraient ravaler leur cuillère. On y va.

Les mégatonnes qu’on enfile dès le début du LP sont assez étonnantes, après une intro calmos avec des petites touches de clavier bien senties, Owl met les choses au clair et le groupe rappelle que derrière un 1er EP assez coloré, il y avait des bollocks sur la table. D’une, la pochette en ramène par rapport à cette idée de flower power, un vase de fleurs rances, il fallait oser. C’est pas con, et même si le groupe est effectivement moins proche qu’avant de ce côté franciscain coloré, il en a tout autant dans le slip.

Là où l’album me rappelle un groupe comme Fuzz dans certaines lourdeurs (ce n’est pas une critique, j’adore ça), il les coiffe au poteau par sa diversité. Oui je viens de comparer Volage à Fuzz et de dire que Fuzz s’était fait niquer. L’album est varié et passe par beaucoup d’états, un disque de mecs qui n’ont pas tellement peur finalement, pour se dévoiler comme ils le font. Love Is All, Loner… le son est plus personnel qu’avant, et je sais pas pourquoi ni comment cela se fait, soit dit en passant. Et même si la fin de l’album est peut-être plus faible, c’est par contraste : le reste bute et produit cet effet.