Selecta – Spéciale Transmumu

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Le samedi

Aussi éclectique que dans nos souvenirs, cette édition 2015 des Transmusicales ? L’électronique se marie avec tout, mais on apprécie quand même de croiser en vrac du post-rock bien énervé chez Kokomo (ndlr; un homonyme Kokomo est programmé apparemment, et il est moins transcendant), du psyché oriental comme il faut chez Khun Narin’s Electric Phin Band. La techno « intransigeante » de Powell saura-t-elle nous convaincre ? Sur le fond, mélanger post punk et techno, pourquoi pas, mais sur le concret, parfois ça reste rugueux et chiant, donc à voir.

Une chose est sure : on ne manquera pas Idiotape, ce croisement sud-coréen de synthpop orientée dance, qui saura rester agréablement kitsch et décalé, avec ce côté très premier degré de : bouger la tête d’avant en arrière. Ouais ouais ouais.

Il y aura aussi bien sur les foldingues de Steve’n’Seagulls avec leurs reprises bluegrass des plus gros tubes de rock qui tache et qui vont sans doute donner le tournis, mais on sera là pour la performance. Entre deux, la deep house qu’on espère pas trop aseptisée de François Ier ? Le reggae qui s’étire en digressions planantes de City Kay ? Le hip-hop bien chelou de Okmalumkoolkat (sur le papier, on est pas convaincus, mais on sait comment tout ça peut vite changer dans les grands halls du Parc Expo) ? Résister jusqu’au bout du samedi soir pour voir Fatnotronic ? On aimerait bien, et on pressent que ce groupe a le potentiel pour mettre le feu une dernière fois avec son mix de musiques traditionnelles sud américaines et house/disco. Leur tube Margarida en boucle depuis un moment pour preuve.

Les autres soirs

On ne pourra pas le voir, mais clairement Clarence Clarity tient le haut du pavé dans les attentes. Totalement inconnu au bataillon par chez nous, et pourtant signé sur le prestigieux label Bella Union, son premier album est un foutoir incroyable, fait de collages sonores et de R’n’b décomplexé. C’est fou, brillant, et on donnerait cher pour le voir en live.

On a bien accroché sur les beats hip-hop et tordus de Flex Fab (pas toujours subtil, mais très travaillés malgré tout), à l’Ubu, le vendredi soir. Peut être que la soul puissante de Dralms, très attendu, réussira le coup de force de scotcher tout le monde sans les endormir totalement (ça serait balèze). Et puis la soul pop précise et sobre de Her, La Mverte, Jacques, Le Galaxie, le projet inédit de Superpoze, Code & Dream Koala, les garageux de Kaviar Special, le math-rock impeccable et surpuissant de Totorro. Et aucune putain de tête d’affiches. Et aussi tout un tas de chouettes choses à voir aux Bars en Trans, un peu partout en ville (on risque de rien voir passer, mais des coeurs sur la programmation, encore plus défricheuse et pointue, avec notre petit chouchou de Kazy Lambist).

Enfin bref, comme d’habitude, on y court les yeux fermés (même si c’est dangereux), on fait confiance pour la découverte, avec quelques points de repères on navigue à vue, et rien que ça, c’est fou.

On a une playlist Spotify, comme d’hab, clique avec ta souris, tu verras c’est beau la vie >> TRANS 15