LUH – Horrible

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Nous avons eu le profond déplaisir d’assister au concert de LUH il y a quelques jours dans le cadre du festival Les Botaniques. Le nouveau projet d’Ellery James est encore pire que le précédent.

Car, ne l’oublions pas, l’anglais est avant tout le responsable de la catastrophe auditive WU LYF, farce tribalo-gothique pourtant adoubée, de façon assez incompréhensible, par beaucoup de gens très bien. Après « World Unite! Lucifer Youth Foundation », c’est sous le nom tout aussi ronflant de « Lost Under Heaven » qu’il revient en solo. Par soucis de bonne foi, on soulignera qu’on avait plutôt aimé leur premier single I&I. On attendait donc leur concert avec une certaine curiosité.

En réalité, LUH est un concentré de tout ce qu’il y a de plus insupportable dans la musique du XXIème siècle. Gros beats techno, faux-minimalisme brut, balades d’une platitude accablante. En live, cette musique qu’ils qualifient eux-même très humblement de « future blues » est un brouhaha assourdissant, pénible à en être douloureux. Pseudo-écorché, James Ellery doit boire des litres d’eau minérale au milieu des chansons pour continuer à brailler dans son micro. Il pratique désormais le pompier en couple, accompagné d’une jeune femme qui possède une tessiture d’un demi-octave. Certes ils sont tous les deux très beaux et très bien habillés, mais leur complicité dégouline d’une hype digne d’une pub pour The Kooples. Tellement insoutenable qu’on est parti avant la fin. À éviter absolument.